Ottawa (Ontario) – Scott Aitchison, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable du Logement, a fait la déclaration suivante au sujet des derniers chiffres sur les mises en chantier publiés par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) :

« Mark Carney avait promis de réaliser 500 000 mises en chantier par année grâce au “plan immobilier le plus ambitieux depuis la Seconde Guerre mondiale”. Aujourd’hui, sa propre agence du logement a confirmé qu’en juin, le Canada en était à moins de la moitié de cette promesse, soit un taux annuel de 238 971 mises en chantier.

« Kevin Hughes, économiste en chef adjoint à la SCHL, a souligné qu’”Il ne fait aucun doute que ce ralentissement est attribuable à l’incertitude croissante, à la hausse des coûts d’aménagement, à la diminution de la demande et à l’augmentation du nombre de logements invendus. Nous prévoyons que ce contexte continuera de freiner la construction résidentielle au Canada à court et à moyen terme. Il fera diminuer le nombre réel de mises en chantier en 2026 par rapport à l’an dernier. »

« Alors que les mises en chantier ont reculé de 6% à l’échelle nationale, la baisse a été encore plus marquée dans nos centres urbains de plus de 10 000 habitants, où les mises en chantier mensuelles ont chuté de 13% d’une année à l’autre. Victoria a vu ses mises en chantier s’effondrer de 91%, tandis qu’elles ont chuté de 39% à Edmonton, de 35% à Vancouver et de 33% à Halifax.

« Par rapport à l’année dernière, les six premiers mois de 2026 ont vu les mises en chantier chuter dans de nombreuses provinces du pays. En Nouvelle-Écosse, les mises en chantier ont radicalement baissé de 25%. La situation n’est pas meilleure dans l’Ouest, l’Alberta ayant connu un effondrement de 21%.

« À mesure que les mises en chantier diminuent et que le Canada construit moins de logements, les prix devraient augmenter. Royal LePage prévoit que les prix globaux de l’immobilier augmenteront encore de 2% d’ici la fin de l’année, pour atteindre 823 344 dollars. À Québec, les prix devraient grimper de 8%, tandis que les habitants de Montréal et de Winnipeg devraient voir les prix augmenter de 5%. Quant à Halifax, Edmonton et Regina, les prix de l’immobilier devraient y progresser de 4%.

« La hausse des prix exige des revenus plus élevés. Les résidents de Vancouver, Toronto et Victoria doivent maintenant gagner respectivement 225 200 dollars, 195 720 dollars et 185 500 dollars par année simplement pour pouvoir s’offrir le logement moyen. Même dans des villes plus petites, comme Hamilton, il faut gagner au moins 157 030 dollars par année, tandis qu’à Montréal, ce chiffre s’élève à 128 260 dollars.

« Il est clair que la solution de Mark Carney ne fonctionne pas. La directrice parlementaire du budget a déjà conclu que Maisons Canada ne permettra de bâtir que 5 000 logements par année, bien loin des 14 112 mises en chantier en moins en juin seulement. Pendant ce temps, les libéraux dépensent 1,45 milliard de dollars pour subventionner les amis de l’industrie et des banquiers, au lieu de bâtir des logements.

« Les conservateurs ont de vraies solutions pour bâtir plus de logements grâce à un plan qui va éliminer la TPS sur tous les logements neufs de moins de 1,3 million de dollars, réduire les frais de développement et récompenser les municipalités qui approuvent davantage de logements. Nous allons restaurer la promesse de l’accès à la propriété au Canada en tassant le gouvernement du chemin afin que les entrepreneurs puissent bâtir et que chaque famille puisse avoir une maison abordable sur une rue sécuritaire et mener une belle vie. »