Le club libéral ne devrait pas profiter aux dépens des contribuables, déclare Pierre Poilievre

Ottawa (Ontario) – Aujourd’hui, l’honorable Pierre Poilievre, chef de l’Opposition officielle et du Parti conservateur du Canada, a annoncé qu’il avait demandé au président du Comité de l’éthique de convoquer une réunion afin de lancer une enquête sur les conflits d’intérêts découlant du plan de Mark Carney visant à financer des promoteurs immobiliers, des banquiers et des investisseurs en utilisant l’argent des contribuables pour racheter des condominiums invendus en Colombie-Britannique.

Selon le plan des libéraux, les contribuables seraient contraints d’acheter plus de 2 200 logements « vacants » que les habitants de la Colombie-Britannique ne peuvent pas se permettre ou ne souhaitent pas acheter au prix actuel. Au lieu de favoriser une baisse du coût du logement, ce plan de financement empêche les prix de s’ajuster à la baisse et maintient des prix élevés au profit des promoteurs immobiliers, plutôt que de les faire baisser pour les acheteurs.

Après avoir reçu des critiques à l’encontre de cette proposition, Mark Carney a affirmé qu’« aucun promoteur ne m’avait directement sollicité à ce sujet », ce qui soulève de nouvelles questions quant à savoir quel ministre a fait l’objet de pressions pour mettre en place ce programme. Et bien qu’il s’agisse d’une annonce conjointe avec le premier ministre provincial David Eby, aucun des deux ne confirme qui a initialement lancé l’idée, le premier ministre provincial David Eby et Mark Carney se rejetant mutuellement la responsabilité.

Cette proposition fait suite à deux collectes de fonds organisées à Vancouver pendant sa campagne à la chefferie du parti et en février 2026, lors desquelles les participants ont déboursé jusqu’à 1 750 dollars pour assister à une soirée de collecte de fonds à huis clos intitulée « Une soirée en compagnie de Mark Carney ». Alors que des promoteurs immobiliers auraient été présents, l’origine de ce plan de financement des condominiums doit faire l’objet d’une transparence totale envers les Canadiens afin de garantir que personne n’ait tiré profit d’un avantage abusif.

« Mark Carney met en place une économie faite d’exceptions et d’aides financières pour le club libéral pendant que tous les autres payent en coûts, en dettes et en impôts plus élevés », a déclaré Pierre Poilievre. « Cela ne contribuera en rien à la construction des logements dont nous avons besoin. Au contraire, Mark Carney oblige les contribuables à payer avant même que les promoteurs immobiliers ne baissent leurs prix. Les conservateurs vont mener une enquête sur cette dernière folie du club libéral qui fait payer la note aux contribuables. »

Malgré la promesse de Mark Carney de bâtir un demi-million de logements par an, le Canada en bâtit à peine la moitié. La Société canadienne d’hypothèques et de logement prévoit une baisse de 18% de la construction résidentielle. En mai, les mises en chantier ont chuté de 6%, après une baisse de 8% des permis de bâtir en avril, selon Statistique Canada.

Cela a eu un impact direct sur le prix du logement : à Vancouver, il faut désormais débourser la somme astronomique de 1,1 million de dollars pour acheter une maison moyenne. Selon le dernier rapport de Demographia sur l’accessibilité à la propriété, Vancouver se classe au 5e rang mondial des marchés immobiliers les moins abordables.

Cela signifie que les habitants de Vancouver doivent gagner au moins 225 200 dollars par an pour être admissibles à un prêt hypothécaire, soit 900 dollars de plus que ce qu’il leur fallait gagner en avril. Et selon la RBC, il faut désormais consacrer 88,4% du revenu médian des ménages avant impôts pour acheter une maison à Vancouver. C’est une conséquence directe des charges et frais gouvernementaux qui représentent « 30% du coût total d’une construction », selon la Homebuilders Association Vancouver.

« Si vous voulez des logements abordables, éliminez toute la bureaucratie et toutes les taxes sur la construction immobilière, et laissez les constructeurs construire, les travailleurs travailler, les acheteurs acheter et les investisseurs investir », a ajouté Pierre Poilievre. « Nous voulons faire de ce pays l’endroit le plus rapide au monde pour obtenir un permis de bâtir. Nous voulons supprimer la taxe de vente fédérale sur les logements de moins de 1,3 million de dollars et inciter les municipalités et les provinces à abolir les taxes sur la construction résidentielle afin que nos entrepreneurs puissent construire des logements que les gens peuvent acheter avec des hypothèques qu’ils peuvent rembourser. »

Pierre Poilievre a souligné la différence entre le plan de financement de Mark Carney et le projet des conservateurs visant à supprimer la TPS sur les logements neufs et à inciter les municipalités à accélérer la délivrance des permis et à réduire les frais d’aménagement afin de faire baisser les prix. Il a également salué la Loi sur la transparence des coûts du logement proposée par le député conservateur Brad Redekopp, qui obligerait le Conseil national de recherches à rendre publics les coûts réels, les retards et les répercussions sur l’abordabilité des modifications proposées au code du bâtiment avant leur entrée en vigueur.

« Voilà l’économie que Mark Carney a créée : privatiser les profits et socialiser les pertes », a conclu Pierre Poilievre. « Il existe un petit cercle fermé composé de gens bien connectés proches de Mark Carney, de personnalités influentes et de lobbyistes d’entreprises qui récoltent tous les bénéfices tout en mettant le fardeau de l’intégralité des pertes sur les Canadiens. Il est temps de rétablir un véritable libre marché où des acheteurs achètent à des vendeurs qui veulent faire la transaction au meilleur prix. »