Ottawa (Ontario) – Après avoir promis le « plan de logement le plus ambitieux du Canada depuis la Seconde Guerre mondiale » visant à construire un demi-million de logements, le Canada en construit à peine la moitié depuis l’arrivée de Mark Carney, et sa propre agence chargée du logement s’attend à ce que les mises en chantier reculent encore de 18%.
Cela a été confirmé une nouvelle fois par la SCHL, qui a indiqué que les mises en chantier avaient baissé de 6% le mois dernier, tandis que le nombre de logements pour lesquels un permis avait été délivré reculait de 2,4%. Parallèlement, Statistique Canada a constaté qu’à l’échelle du Canada, le nombre de permis de bâtir avait baissé de 8% en avril.
L’incapacité à bâtir des logements a des répercussions concrètes : selon Ratehub, les prix des logements à St. John’s ont encore grimpé de 13 900 dollars en un mois, tandis que ceux de Hamilton et d’Ottawa ont bondi respectivement de 6 400 et 5 500 dollars. De Halifax (hausse de 1 800 dollars) à Victoria (hausse de 1 600 dollars), les Canadiens d’un océan à l’autre ont vu les prix des logements augmenter en mai.
À Vancouver, les prix des logements ont bondi d’un autre 2 700 dollars en mai pour atteindre 1,1 million de dollars, tandis que Toronto a connu une hausse de 2 400 dollars, franchissant le cap des 946 000 dollars. Cette situation rend le logement encore plus inabordable : le revenu nécessaire pour acheter une propriété à Vancouver est désormais de 225 200 dollars (900 dollars de plus), alors qu’un Torontois doit gagner au moins 195 720 dollars (une hausse de 780 dollars).
Les acheteurs à Victoria doivent gagner 185 500 dollars (soit 600 dollars de plus), ceux de Hamilton ont besoin de 157 030 dollars (soit 1 480 dollars de plus par année), et même à Montréal, il faut un salaire à six chiffres d’au moins 128 260 dollars. D’autres hausses importantes du revenu requis pour acheter ont été observées à St. John’s, où il a grimpé en flèche de 2 800 dollars, à Ottawa, où il a bondi de 1 260 dollars, et à Regina, où il a augmenté de 990 dollars.
Il n’est pas surprenant que RateHub ait conclu que « les conditions d’abordabilité du logement se sont détériorées sur tous les marchés immobiliers canadiens en mai ». Après toutes les annonces de Mark Carney, il est clair que la seule chose qu’il a accomplie, c’est de rendre les logements moins abordables.
Il est temps de mettre fin aux illusions et que Mark Carney commence à obtenir des résultats pour rendre le Canada abordable chez nous, autonome chez nous et sécuritaire chez nous.