Ottawa (Ontario) – Adam Chambers, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, a fait la déclaration suivante à la suite d’un rapport de l’Institut économique de Montréal sur le Fonds pour un Canada fort du premier ministre Mark Carney :

« Après un an et demi de mandat du premier ministre Mark Carney, le Canada est confronté à une économie en stagnation, marquée par une baisse des investissements des entreprises et un endettement plus élevé que jamais. Au lieu de se tasser du chemin, la solution de son gouvernement consiste à reprendre la même vieille recette libérale en créant un fonds de dette.

« Bien qu’il soit présenté comme un outil pour créer de la richesse, un nouveau rapport confirme que le fonds de dette du premier ministre Carney n’est rien d’autre qu’une « une banque publique de prêts qui se présente sous l’appellation d’un fonds souverain », et qu’il n’est pas le premier à tenter de faire passer des prêts publics pour un fonds souverain. Il n’est donc pas étonnant que 58% des Canadiens s’opposent à ce que 25 milliards de dollars provenant des contribuables financent ce projet, tandis que seulement 20% y sont favorables.

« Ce n’est pas non plus la première fois que Mark Carney crée un fonds de dette. Deux ans avant d’en annoncer un pour le Canada, Mark Carney siégeait au sein du groupe de travail qui avait conseillé au chancelier britannique d’annoncer un Fonds national de richesse promettant de mobiliser « trois livres de capitaux privés pour chaque livre de fonds publics engagée ». Au lieu d’un fonds souverain, la Banque britannique des infrastructures a été rebaptisée Fonds national de richesse, et au lieu de constituer une richesse souveraine, ce sont les contribuables qui y ont été perdants en fin de compte.

« Le fonds a enregistré « des pertes au cours de trois de ses quatre années d’activité : 85,6 millions de livres avant impôts en 2023-2024 et 152,2 millions de livres en 2024-2025 », soit un rendement cumulé désastreux de -24,9% sur deux ans. En réalité, le responsable de l’audit a constaté que « la majorité du portefeuille est de qualité inférieure à la catégorie investissement ». Malgré de nombreuses défaillances identifiées en matière de gouvernance et de gestion des risques, ainsi que des signes précurseurs de défaut de paiement, le Fonds a représenté une aubaine considérable pour ceux qui percevaient des primes, le directeur général ayant lui-même touché plus d’un demi-million de livres sterling au titre de sa rémunération totale.

« Si tout cela vous semble familier, c’est parce que ça l’est : en 2017, les libéraux ont créé la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) avec 35 milliards de dollars des contribuables et les promesses de catalyser l’investissement privé portées par Michael Sabia, aujourd’hui greffier du Conseil privé, choisi personnellement par le premier ministre Mark Carney. À l’époque, il promettait que “chaque dollar d’engagement fédéral entraîne, disons, quatre ou cinq dollars de gens comme nous”.

« Mais ce niveau d’investissement du secteur privé ne s’est jamais concrétisé, la directrice parlementaire du budget ayant constaté que deux dollars sur trois consacrés aux projets financés par la BIC proviennent du secteur public, dont 11% d’autres “partenaires” fédéraux. En réalité, la Banque de l’infrastructure a perdu au total près d’un quart de milliard – 288 millions de dollars – sur ses prêts depuis sa création, la Banque n’ayant même pas réussi à couvrir ses propres coûts de fonctionnement au cours de ses sept premières années d’existence.

« C’est le résultat que nous constatons à répétition : les Canadiens ordinaires continuent de perdre de l’argent, tandis que les membres bien connectés du club libéral s’enrichissent. En 2024-2025, la BIC a versé 600 000 dollars en rémunération pour le PDG et plus de 8 millions de dollars en primes. Après avoir dépensé plus de 300 millions de dollars en frais de fonctionnement pour une banque qui a perdu de l’argent, Mark Carney va dépenser des millions de plus pour un bureau de transition destiné à un fonds qui crée de la dette, et non de la richesse.

« Comme l’a constaté l’Institut économique de Montréal: “Les fonds sont engagés en grande pompe, les pertes demeurent non déclarées et non publiées, et les audits révèlent des irrégularités financières, le tout à l’insu du public, qui devra ultimement en assumer le coût.”

« Le Canada a désespérément besoin de croissance économique, et non de la répétition d’un même scénario économique voué à l’échec qui profite au club libéral tout en laissant les contribuables aux prises avec les pertes et les coûts. Seuls les conservateurs vont mettre fin aux exceptions, aux aides et aux subventions pour plutôt libérer nos ressources, rebâtir notre base industrielle et attirer des investissements afin de créer de la richesse véritablement souveraine pour les Canadiens. »