Ottawa (Ontario) – Depuis 11 ans, l’économie canadienne stagne, tandis que les investissements fuient et que la dette fédérale gonfle. Aujourd’hui, les libéraux proposent un « fonds d’investissement souverain ». Mais contrairement à la Norvège ou à l’Arabie saoudite qui ont exploité leurs ressources pour libérer leur richesse, Mark Carney continue de bloquer notre secteur des ressources naturelles et de creuser un énorme déficit pour créer le premier fonds de dette au monde.

Sans excédent budgétaire ni revenus supplémentaires provenant de nouveaux grands projets, Mark Carney emprunte 25 milliards de dollars de plus pour financer une nouvelle agence qui ne fait que répéter les mêmes promesses que les libéraux font depuis plus d’une décennie.

En 2016, le gouvernement libéral a organisé un sommet avec des investisseurs internationaux, promettant de de mobiliser leurs billions de dollars d’actifs combinés pour investir au Canada. Le résultat n’a pas été un accroissement des investissements étrangers. Le résultat a plutôt été la création de la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) qui dispose d’une somme de 35 milliards de dollars provenant des contribuables et qui promettait d’attirer de multiples investissements privés.

Michael Sabia, maintenant greffier du Conseil privé choisi par Mark Carney, a affirmé que « chaque dollar d’engagement fédéral déclenche, disons, quatre ou cinq dollars de la part de gens comme nous. On obtient donc cet effet multiplicateur considérable ». L’ambassadeur de Mark Carney aux États-Unis, Mark Wiseman, alors directeur général principal de BlackRock, la société qui a organisé le sommet et a lui aussi travaillé directement avec des fonctionnaires pour promouvoir la banque.

Mais selon le directeur parlementaire du budget, cela n’attire pas les investissements du secteur privé. Au contraire, si l’on tient compte de l’ensemble des niveaux de gouvernement, deux dollars sur trois consacrés aux projets financés par la BIC proviennent du secteur public, dont 11 % d’autres « partenaires » fédéraux.

Pire encore, depuis sa création, la BIC a accumulé près d’un quart de milliard de dollars de pertes sur ses prêts. Au cours de ses sept premières années d’activité, les revenus tirés des investissements de la BIC n’ont même pas suffi à couvrir ses frais de fonctionnement, y compris les salaires et les frais administratifs.

Aujourd’hui, Mark Carney recycle les mêmes vieilles idées libérales qui n’ont pas fonctionné, avec un deuxième sommet prévu en septembre et un fonds souverain de dette qui reprend le modèle de la Banque de l’infrastructure du Canada. Desjardins a écrit que « le Fonds canadien pour la prospérité présente de nombreuses similitudes avec des véhicules d’investissement annoncés précédemment, tels que la Banque de l’infrastructure du Canada », et l’Institut économique de Montréal a déclaré que ce fonds « n’est en substance rien d’autre que la Banque de l’infrastructure du Canada sous un autre nom ».

Si les Canadiens avaient investi leur portefeuille dans la BIC, ils auraient perdu de l’argent. Mais cela a été très profitable pour les gens bien connectés, avec plus de 250 millions de dollars dépensés en frais de fonctionnement, dont un salaire de 600 000 dollars pour le PDG et plus de 8 millions de dollars en bonus pour l’exercice 2024/25. Mark Carney va donc dépenser des millions de plus en salaires pour un bureau de transition, tandis que les contribuables continuent de perdre de l’argent.

Nous avons vu que ce scénario ne fonctionne pas, que ce soit avec la BIC, le Fonds de croissance du Canada ou le Bureau des grands projets, qui n’a encore approuvé aucun projet. Nous n’avons pas besoin de revivre le même scénario.

Il est temps d’opérer un véritable changement qui mette fin aux exceptions, aux subventions et aux bonus accordés aux gens bien connectés au Parti libéral. Il faut éliminer les formalités administratives, la bureaucratie et les taxes imposées par les libéraux afin de réaliser des projets qui vont générer de la richesse pour les Canadiens.