Ottawa (Ontario) – Aujourd’hui, le président du Comité de l’éthique a confirmé que les conservateurs ont obtenu la tenue d’une réunion afin de discuter de l’ouverture d’une enquête sur les conflits d’intérêts découlant du plan de Mark Carney visant à venir en aide aux promoteurs immobiliers et aux banquiers avec l’argent des contribuables en rachetant des condominiums invendus en Colombie-Britannique.

Dimanche, le chef conservateur Pierre Poilievre a réclamé une enquête éthique sur les condominiums subventionnés par les Canadiens, qui permettront de maintenir des prix élevés pour les promoteurs immobiliers, plutôt que de les faire baisser pour les acheteurs. Il s’agit d’une nouvelle aide financière et d’une nouvelle exception accordée au club libéral qui en tire tous les bénéfices pendant que les Canadiens sont forcés de payer la note.

Cette demande survient alors que les Canadiens recherchent désespérément des solutions qui vont réellement permettre de bâtir des logements et de faire baisser les prix après plus d’une décennie de politiques libérales ratées en matière de logement. Même si les loyers demandés ont peut-être légèrement baissé par rapport à leurs niveaux records dans certaines villes, les locataires ont toujours de la peine à trouver un logement abordable.

C’est ce qu’a confirmé l’enquête de printemps 2026 sur les préférences des locataires menée par Rental.ca, qui a révélé que l’abordabilité reste le principal défi auquel sont confrontés les locataires à travers le pays. L’enquête dresse un portrait sombre : 70% des locataires affirment que le niveau élevé des loyers constitue le principal obstacle dans leur recherche de logement, ce qui l’emporte largement sur les préoccupations liées à la pénurie d’offres ou à des annonces inadaptées.

Près de la moitié des répondants gagnent moins de 50 000 dollars par année, ce qui rend encore plus difficile de faire face aux années de politiques libérales, de taxes et d’inflation qui ont fait grimper les coûts du logement. Les Canadiens ne déménagent pas parce qu’ils le veulent, mais parce qu’ils n’ont pas le choix. D’ailleurs, le sondage révèle que 40% des locataires cherchent un nouveau logement simplement parce qu’ils n’ont plus les moyens de payer leur logement actuel.

L’écart entre ce que les Canadiens peuvent se permettre et ce que le marché offre demeure énorme. Alors que 42% des locataires recherchent un logement à moins de 1 500 dollars par mois, le loyer demandé moyen au Canada s’élève à 2 029 dollars par mois. À Vancouver, le loyer moyen demandé est de 2 712 dollars, tandis qu’à Toronto, les locataires paient en moyenne 2 512 dollars.  

Les Canadiens perdent confiance dans l’idée que la situation puisse un jour s’améliorer. Seulement 25% des locataires s’attendent à une baisse des loyers au cours des six prochains mois. La plupart croient plutôt que les loyers resteront élevés ou augmenteront encore plus.

Mark Carney a promis de bâtir 500 000 logements par année, mais sa propre agence du logement prévoit une baisse de 18% de la construction résidentielle, alors que le Canada ne bâtit même pas la moitié des logements promis. Après avoir exclu toute une génération de Canadiens du marché du logement, il faudra plus que des illusions libérales pour redonner à des millions de jeunes l’espoir de devenir propriétaires.

Les Canadiens n’ont pas besoin d’autres annonces qui privatisent les profits du club libéral tout en refilant les pertes aux Canadiens qui cherchent un endroit où vivre. Il est clair que seuls les conservateurs vont rétablir l’abordabilité en éliminant les obstacles, en accélérant la délivrance des permis et en réduisant la paperasse pour que les logements dont les Canadiens ont besoin soient enfin bâtis.