Ottawa (Ontario) – Scott Aitchison, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable du Logement, a fait la déclaration suivante au sujet des récentes annonces des libéraux en matière de logement et de la trajectoire actuelle du marché immobilier canadien :
« Alors que la construction de logements devrait chuter de 21% d’ici 2028, les Canadiens ont désespérément besoin de solutions permettant de bâtir des logements abordables dont ils pourront enfin devenir propriétaires. Malheureusement, pour les millions de jeunes qui souhaitent acheter une maison, les dernières annonces des libéraux ne contribueront en rien à rétablir la promesse du Canada.
« 55% des Canadiens qui ont été écartés de l’accession à la propriété déclarent désormais ne pas avoir l’intention d’acheter un logement au cours de l’année à venir, tandis que 35% affirment vouloir acheter, mais devront probablement continuer à louer ou à vivre avec leur famille. 23% disent que le coût de la vie est leur principal obstacle, tandis que 35% des 18-34 ans affirment ne pas avoir les moyens de verser la mise de fonds.
« Bien que 88% des répondants estiment que le logement reste trop cher à l’achat, Desjardins a constaté que le nombre de mises en chantier de projets de construction de condominiums destinés à la propriété est tombé sous la barre des 50 000 par an pour la première fois depuis la crise financière de 2008. La part des logements construits destinés à la propriété a chuté de 70% à seulement 45%, les mises en chantier de logements en propriété hors condominiums ayant diminué de 30 000 depuis 2019.
« En termes simples : le Canada est en train de devenir une « nation de locataires », la construction de logements destinés à l’accession à la propriété ayant « désormais atteint son niveau le plus bas depuis la récession de 2009, et celle du milieu des années 1990 avant celle-ci », selon BMO. Par ailleurs, la directrice parlementaire du budget estime que le programme Maisons Canada n’ajoutera que 26 000 logements à l’offre nationale sur cinq ans, alors que le Canada aurait besoin de 430 000 à 480 000 mises en chantier par an simplement pour retrouver les niveaux d’abordabilité d’avant la pandémie.
« Mais au lieu de bâtir davantage de logements pour faire baisser les prix, le premier ministre Mark Carney distribue des aides financières qui empêchent les loyers de diminuer. Son financement des condominiums à Vancouver a utilisé l’argent des contribuables pour faire concurrence aux locataires et à ceux qui souhaitent devenir propriétaires, ce qui contribue à maintenir les prix élevés pour ceux qui cherchent un logement tout en protégeant le club libéral contre la baisse des prix.
« Il n’est donc pas surprenant qu’un nouveau rapport ait révélé que le loyer moyen à Vancouver absorbe 87% des heures de travail à temps plein d’un salarié touchant le salaire minimum. Cela représente 150 heures par mois rien que pour se loger. À Toronto, une personne touchant le salaire minimum devrait travailler 145 heures pour pouvoir payer le loyer moyen, tandis qu’il faudrait travailler 143 heures à Halifax, 126 heures à Calgary et 124 heures à Victoria.
« Alors que les Canadiens ont de la difficulté à joindre les deux bouts et paient de plus en plus cher les produits de première nécessité, ils économisent moins, seuls les 20% les plus aisés voyant leur épargne augmenter entre 2021 et 2025. Les dépenses ont dépassé la hausse des revenus pour les 80% de Canadiens les plus modestes, l’endettement comblant l’écart, les dettes ayant augmenté de 22% pour les 60% de la population se situant au milieu de l’échelle des revenus.
« Si les futurs propriétaires n’ont pas les moyens d’économiser, comment peuvent-ils avoir les moyens d’accéder au marché immobilier? Le gouvernement doit corriger cette trajectoire pour que chaque Canadien ait une chance équitable de devenir propriétaire. Il est temps de remplacer les illusions sur le logement par des résultats et d’obtenir des réponses quant à savoir pourquoi le premier ministre fait passer le financement du club libéral avant l’accès à la propriété pour les Canadiens.
« Contrairement au plan libéral qui consiste à créer plus de bureaucratie et à récompenser le club libéral tout en bâtissant moins de logements, les conservateurs vont éliminer la TPS sur tous les nouveaux logements de moins de 1,3 million de dollars et réduire les frais de développement pour que les bâtisseurs puissent bâtir, que les acheteurs puissent acheter et que les Canadiens puissent avoir un véritable chez-soi. »