Ottawa (Ontario) – Aujourd’hui, Aaron Gunn, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Éthique et du Gouvernement responsable, ainsi que Luc Thériault, député du Bloc Québécois, ont envoyé la lettre suivante à la commissaire au lobbying, l’invitant à enquêter sur les subventions de condominiums à Vancouver par le gouvernement libéral et à déterminer si la mise en œuvre de cette mesure a pu constituer une violation de la Loi sur le lobbying ou du Code de déontologie des lobbyistes :

Madame la commissaire,

Le 18 juin 2026, le premier ministre Mark Carney et le premier ministre provincial David Eby ont annoncé le lancement du Partenariat Canada-Colombie-Britannique pour la conversion de condominiums, mis en œuvre par Maisons Canada et BC Housing. Ce programme vise à convertir plus de 2 200 unités de condominiums vacantes en logements abordables dans la région métropolitaine de Vancouver, en Colombie-Britannique, pour un coût estimé à environ 1,5 milliard de dollars.

Le premier ministre et le ministre du Logement auraient pu, sans intervention gouvernementale, laisser chuter le prix de ces unités invendues, les rendant ainsi plus abordables pour les Britanno-Colombiens cherchant à accéder au marché immobilier. Au lieu de cela, les libéraux ont décidé d’utiliser l’argent des contribuables pour subventionner certains promoteurs immobiliers, protégeant ainsi les investisseurs des conséquences de leurs propres décisions.

Ce plan soulève de sérieuses questions quant à la manière dont cette politique a été élaborée et quant à l’identité de ceux qui auraient pu faire du lobbying en sa faveur.

Par exemple, cette annonce a fait suite à deux soirées de collecte de fonds à Vancouver avec Bob Rennie, un important courtier immobilier souvent surnommé le « Roi du condo », où les billets pour « Une soirée en compagnie de Mark Carney » coûtaient jusqu’à 1 750 dollars.

Des questions se posent également quant au rôle de Duncan Wlodarczak, chef de cabinet d’Onni Group of Companies, qui est aussi président du Parti libéral du Canada pour la Colombie-Britannique et ancien conseiller du ministre Gregor Robertson.

Le premier ministre et le ministre du Logement ont tous deux indiqué qu’ils n’avaient pas fait l’objet de lobbying « direct » concernant ce programme. Mais cela soulève d’autres questions sur les motivations derrière cette décision et sur les discussions qui ont pu mener à son élaboration.

Nous vous demandons respectueusement d’enquêter sur le Partenariat Canada-Colombie-Britannique pour la conversion de condominiums et de déterminer si la Loi sur le lobbying ou le Code de déontologie des lobbyistes ont pu être enfreints lors de l’élaboration de cette politique. Les Canadiens méritent de savoir comment cette décision a été prise, et si un lobbying non déclaré ou des infractions à la Loi ou au Code de la part de personnes ayant accès au premier ministre et au ministre du Logement ont joué un rôle.