Ottawa (Ontario) – Leslyn Lewis, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable du Gouvernement numérique et de l’intelligence artificielle, a fait la déclaration suivante au sujet de la nomination de Patrick Pichette à la tête de la nouvelle bureaucratie numérique mise en place par Mark Carney :

« À l’heure où les Canadiens s’inquiètent profondément des implications de l’IA pour eux-mêmes et leurs familles, et alors qu’ils viennent d’essuyer la perte de 42 000 nouveaux emplois, Mark Carney met en place sa 13e nouvelle bureaucratie afin d’attribuer davantage de postes prestigieux à des membres fidèles du club libéral.

« La dernière en date concerne Transformation numérique Canada, où Patrick Pichette s’est vu confier le poste de président-directeur général. Cadre libéral bien connecté, Patrick Pichette a versé le montant maximal autorisé à la campagne à la chefferie du Parti libéral de Mark Carney au début de l’année 2025.

« Près d’un an et demi après son entrée en fonction, les Canadiens peuvent constater que le premier ministre suit la même stratégie libérale, avec davantage de postes financés par les contribuables au sein de nouvelles bureaucraties pour ses amis, tandis que la plupart des Canadiens sont en difficulté.

« Ancien collègue de Dominic Barton chez McKinsey – le nouveau président d’Investir au Canada nommé par Mark Carney – Patrick Pichette a pour mandat d’intégrer des experts externes au sein de la fonction publique. Il rejoint cette nouvelle bureaucratie numérique après avoir travaillé dans une société de capital de risque qui tire ses revenus de jeunes entreprises spécialisées dans l’IA et les logiciels, ce qui soulève d’importantes questions quant à de potentiels conflits d’intérêts.

« L’intégration de cadres du secteur privé dans la fonction publique s’est déjà révélée problématique, la vérificatrice générale ayant constaté que les règles avaient été enfreintes dans 90% des contrats d’une valeur de 200 millions de dollars accordés à McKinsey, la firme de Dominic Barton.

« Patrick Pichette a également siégé au conseil d’administration de la Fondation Pierre Elliott Trudeau, dont il a été président pendant plus de deux ans. Cette même fondation s’est retrouvée au cœur d’un scandale de dons en échange d’un accès privilégié après que les dons – y compris des contributions étrangères – ont bondi à la suite de l’élection de Justin Trudeau à la direction du Parti libéral. Des questions ont alors été soulevées quant au rôle joué par Patrick Pichette dans l’obtention d’une commandite de 25 000 dollars américains de Google, qui était alors son employeur.

« Une fois de plus, les libéraux cherchent avant tout à favoriser leurs amis bien connectés, tandis que les Canadiens se retrouvent avec la facture. Les conservateurs vont toujours se battre pour un pays où tous les Canadiens peuvent réussir, et pas seulement les membres du club libéral. »