Ottawa (Ontario) – Cela fait un an que la Loi visant à bâtir le Canada des libéraux a reçu la sanction royale, un projet de loi dont Mark Carney avait promis qu’il permettrait de « bâtir grand, bâtir avec audace, bâtir maintenant ». Ces grandes promesses figurent peut-être encore sur la page d’accueil du site du premier ministre, mais la réalité est là : les libéraux n’ont pas utilisé leurs pouvoirs pour approuver un seul projet.

Dix mois après le lancement du Bureau des grands projets (BGP), 500 projets en attente d’approbation fédérale sont prêts à être construits, mais aucun n’a encore vu le jour. Même si un ou deux parviennent à franchir cette étape, le problème n’est toujours pas résolu. Mark Carney avait promis que le BGP accélérerait les projets, mais il est maintenant clair qu’il n’a pas tenu ses engagements.

Les Canadiens en paient le prix : Mark Carney dirige désormais le seul pays du G20 en récession, car les constructeurs sont empêchés de faire ce qu’ils font le mieux. Les conservateurs souhaitent approuver autant de projets que possible pour stimuler notre économie, mais au lieu d’instaurer des conditions équitables permettant aux meilleurs projets d’avancer, Mark Carney a maintenu en place le club libéral qui choisit les gagnants et les perdants.

Il y a à peine deux jours, son ministre de l’Énergie a tenu une conférence de presse pour annoncer que trois projets en suspens depuis une décennie allaient désormais pouvoir faire l’objet d’une consultation visant à déterminer s’ils pourraient être désignés pour que leur demande de permis soit transférée d’une agence fédérale à une autre en vue d’un examen plus approfondi.

On ne peut pas parler de « procédure accélérée » lorsqu’il faut neuf mois pour déterminer si des projets doivent être traités en urgence. Une autre bureaucratie qui nécessite trois mois de consultations pour lancer de nouvelles consultations est exactement le contraire du slogan « Bâtir, Bâtir, Bâtir » sur lequel Mark Carney a fait campagne. Et loin de se tasser du chemin pour la réalisation des projets, les libéraux n’ont toujours pas abrogé une seule loi qui empêche leur développement.

Au lieu de résultats, ils ont multiplié les conférences de presse, les séances de photos et les réannonces. La seule chose nouvelle qu’ils aient réussi à faire, c’est de s’attribuer le mérite du travail d’autrui. Par exemple, la construction de la centrale nucléaire de Darlington avait été approuvée par la Commission canadienne de sûreté nucléaire avant même l’élection de Mark Carney. L’Ontario a également pu entamer la construction de la route menant au Cercle de feu avec cinq ans d’avance, sans aucune aide de la part du BGP ni des libéraux de Mark Carney.

Pendant ce temps, le BGP n’a rien fait pour rapprocher le Canada de la construction du pipeline le plus simple vers le Pacifique. Il n’y a toujours pas de tracé, pas de promoteur, pas de consultations fédérales avec les Autochtones, pas de date de début des travaux, pas de construction et pas de plan sur la manière dont ils comptent augmenter la production pétrolière pour alimenter ce pipeline. En fait, lorsqu’une motion visant à déclarer qu’un pipeline vers le Pacifique était dans l’intérêt national du Canada leur a été présentée, les libéraux ont suspendu les travaux du Comité des ressources naturelles pour empêcher le vote.

Nous connaissons les résultats : le Canada a perdu 20 milliards de dollars d’investissements des entreprises depuis l’entrée en fonction de Mark Carney, affiche le plus faible niveau d’investissement des entreprises par travailleur, et Mark Carney est désormais le seul dirigeant du G20 à avoir conduit son pays à la récession. Il est clair que multiplier les formalités administratives ne fait pas croître l’économie. Ce qu’il faut, c’est retirer les obstacles, abroger les lois anti-développement, supprimer la taxe carbone et accorder les permis pour que la construction puisse commencer.

Les conservateurs obtiendraient des résultats en cessant de mettre des bâtons dans les roues des constructeurs, des investisseurs et des travailleurs. Il faut mettre en place un système « une demande, un examen », afin que les projets soient approuvés dans un délai maximal d’un an, avec un objectif de six mois, et que les travaux puissent commencer plus rapidement.