Les conservateurs vont renforcer notre secteur automobile canadien avec un nouveau pacte automobile sans tarifs. Cela va nous permettre d’être plus fort et d’avoir un vrai levier de négociation à l’international. Le plan libéral mènerait à la mort de l’industrie.
Windsor (Ontario) – Aujourd’hui, en Ontario, le cœur du secteur automobile canadien, l’honorable Pierre Poilievre, chef de l’Opposition officielle et du Parti conservateur du Canada, a annoncé le plan conservateur pour rétablir la production automobile de notre pays à 2 millions de voitures par an au cours de la prochaine décennie avec un nouveau pacte automobile sans tarifs.
« Mark Carney nous fait croire à une illusion dangereuse selon laquelle nous pourrions compenser la baisse des ventes de voitures aux États-Unis par des ventes de véhicules électriques à l’étranger », a déclaré Pierre Poilievre. « Le plan libéral entraînera la fin de l’industrie automobile au Canada. Les conservateurs vont ramener des emplois avec des salaires payants dans le secteur automobile, augmenter la production et feront du Canada un pays où on va pouvoir bâtir l’avenir de notre secteur automobile avec des échanges commerciaux sans tarifs avec les États-Unis. »
Après des années sous le gouvernement libéral, le secteur automobile canadien est en déclin. En 2016, le Canada a fabriqué 2,3 millions de voitures. L’année dernière, ce chiffre est tombé à 1,2 million, soit près de la moitié. Depuis 2019, la production au Canada a chuté de 33 %. Au cours de la même période, la production a augmenté de 4 % au Mexique et n’a baissé que de 2,3 % aux États-Unis. Ce déclin s’est produit au moment où le ministre des Finances choisi par Mark Carney occupait le poste de ministre de l’Industrie chargé du secteur automobile.
Après un an de Mark Carney, la situation s’est aggravée. La production automobile a baissé de 7,8 % de plus en 2025. Au cours du premier mois de 2026, les exportations de voitures automobiles et de camions légers ont chuté de 32,5 % par rapport au mois précédent. Les exportations de voitures automobiles et de pièces ont baissé de 21,2 %, atteignant leur niveau le plus bas depuis le début de la pandémie.
À mesure que la production baissait, les emplois disparaissaient. En 2015, les usines d’assemblage de voitures automobiles et de camions légers au Canada employaient 32 700 personnes. En 2024, ce chiffre est tombé à 23 732. Cela ne tient même pas compte des milliers de mises à pied à l’usine CAMI de GM à Ingersoll, ni chez GM à Oshawa, chez Stellantis à Brampton et chez Paccar à Sainte-Thérèse.
Le problème n’est pas une baisse de la demande. Les Canadiens ont acheté 1,9 million de voitures neuves l’année dernière. Mais le Canada n’en a fabriqué que 1,2 million. Neuf voitures sur dix vendues ici étaient importées. Près de la moitié provenait des États-Unis. Plus de 800 000 voitures fabriquées aux États-Unis ont été vendues au Canada, tandis que la production canadienne continue de baisser.
Sans allègement tarifaire, la situation ne fera qu’empirer, car des dizaines de milliards de dollars d’investissements et des milliers d’emplois vont se déplacer vers le sud de la frontière à mesure que des usines seront construites et rééquipées aux États-Unis.
C’est pourquoi, aujourd’hui, les conservateurs ont annoncé leur plan pour :
- Faciliter la fabrication et l’achat de produits canadiens en supprimant la TPS sur tous les voitures fabriquées au Canada, en mettant fin aux obligations et aux subventions contre-productives des libéraux pour les véhicules électriques, et en harmonisant les réductions des émissions d’échappement avec nos partenaires nord-américains ;
- Ramener la production au pays grâce à la performance en mettant en place une règle selon laquelle, pour chaque voiture produite au Canada, le même fabricant pourrait vendre au Canada, en franchise de droits, une voiture provenant d’un partenaire de l’ACEUM, sur la base d’un dollar pour un dollar, à la manière du Pacte de l’automobile entre le Canada et les États-Unis de 1965 ;
- Protéger les chaînes d’approvisionnement nord-américaines en maintenant le contenu nord-américain minimum de 75 % et les règles d’origine existantes de l’ACEUM ;
- Développer la sécurité et la technologie automobiles en créant une norme nord-américaine harmonisée en matière de cybersécurité et de protection de données, tout en interdisant les voitures utilisant des logiciels liés à la Chine ou à la Russie ; et
- Faire preuve de fermeté face au commerce déloyal en s’alignant avec nos partenaires nord-américains sur les tarifs chinois s’ils acceptent ce plan, afin d’exercer un maximum de pression lors des renégociations de l’ACEUM.
Ce plan conservateur va garantir un accès sans tarifs au marché américain, sauver et développer l’industrie automobile canadienne. Les libéraux n’ont aucun plan pour mettre fin aux tarifs, ce qui signifierait la fin de la fabrication automobile dans notre pays.
Concrètement, il n’existe aucun autre marché équivalent pour les voitures fabriquées au Canada : moins de 5 % sont vendues en dehors de l’Amérique du Nord. C’est pourquoi nous allons utiliser ce nouveau plan proposé, ainsi que tous nos leviers de négociation, pour garantir l’accès au marché aux travailleurs canadiens.
« Nous n’allons pas rester les bras croisés pendant que notre industrie automobile s’effondre », a conclu Pierre Poilievre. « Les conservateurs proposent des solutions concrètes pour sauver les emplois de nos formidables travailleurs de l’automobile canadiens. »