Ottawa (Ontario) – Aujourd’hui, Aaron Gunn, ministre du Cabinet fantôme conservareur responsable de l’Éthique et du Gouvernement responsable, a envoyé la lettre suivante au premier ministre Mark Carney concernant la nomination de Dominic Barton et la démission de la PDG d’Investir au Canada :
Monsieur le premier ministre,
Hier, vous avez annoncé la nomination de Dominic Barton au poste de nouveau président du conseil d’administration d’Investir au Canada, complétant ainsi les retrouvailles du cercle des principaux conseillers libéraux, aux côtés de Mark Wiseman, Michael Sabia et vous-même, dont les conseils ont entraîné une croissance économique lente, une forte inflation, ainsi que des subventions et du favoritisme au profit du club libéral pendant 11 ans.
La réputation entachée de scandales de Dominic Barton est bien connue. Alors qu’il gravissait les échelons chez McKinsey, la firme a été contrainte de verser 650 millions de dollars pour avoir conseillé à Purdue Pharma d’« augmenter » les ventes de l’OxyContin, un opioïde hautement addictif.
Après avoir contribué à accélérer l’épidémie d’opioïdes, la firme a collaboré étroitement avec des entreprises publiques chinoises, allant même jusqu’à organiser sa retraite d’entreprise de 2018 près des tristement célèbres camps d’internement de Ouïghours, près de Pékin.
En tant que président du Conseil consultatif libéral en matière de croissance économique, Dominic Barton et McKinsey ont recommandé la création de la Banque de l’infrastructure du Canada, un échec qui n’a jamais « stimulé » les investissements du secteur privé promis, ainsi que la stratégie des supergrappes, qui n’a pas réussi à créer les emplois promis.
Alors que les contribuables ont perdu plus d’un milliard de dollars dans ces initiatives, les gens bien connectés et McKinsey se sont enrichis. Entre 2015 et 2023, McKinsey s’est vu attribuer 200 millions de dollars de contrats, dont 90% ont été attribués sans respecter les directives appropriées, selon la vérificatrice générale.
Mais si la nomination de Dominic Barton soulève de sérieuses inquiétudes quant à la récompense accordée à un autre ami de longue date du Parti libéral, des questions encore plus graves se posent quant à la raison pour laquelle un poste vacant était disponible pour lui permettre d’être nommé.
À quelques semaines seulement de votre sommet sur l’investissement, présenté comme un élément central de la stratégie de votre gouvernement pour stimuler la croissance économique, la dirigeante de votre agence d’investissement a démissionné sans aucune explication.
Ce qui soulève encore plus de questions, c’est qu’elle a démissionné plus d’un an avant la fin prévue de son mandat, au moment même où le dirigeant de votre toute nouvelle Agence de l’investissement pour la défense devrait lui aussi démissionner.
C’est comme si l’entraîneur d’une équipe de hockey professionnelle démissionnait 10 jours avant la finale de la coupe Stanley. Les gens se poseraient des questions, avec raison, et les conservateurs veulent des réponses.
Avez-vous poussé vers la sortie la dirigeante d’Investir au Canada pour confier le poste à un autre ami libéral? Pourquoi les amis des libéraux continuent-ils d’obtenir des postes prestigieux malgré leur bilan d’échecs et de gaspillage? Quelle est la véritable raison derrière la démission si soudaine des dirigeants des agences d’investissement du Canada?
Les conservateurs vont toujours se battre pour un gouvernement qui sert les familles et les entreprises plutôt qu’un club libéral privilégié. Nous allons obtenir des réponses afin de veiller à ce que notre gouvernement soit efficace et qu’il rende des comptes à ceux que nous servons.