Ottawa (Ontario) – Shuvaloy Majumdar, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable des Relations entre le Canada et les États-Unis, a fait la déclaration suivante concernant l’incapacité du gouvernement Carney à envoyer un représentant pour argumenter contre les tarifs américains :

« Alors que l’administration américaine envisage d’imposer une nouvelle série de tarifs au Canada, les Canadiens s’attendent, à juste titre, à ce que leur gouvernement défende énergiquement nos travailleurs à chaque occasion. C’était censé être l’approche de l’Équipe Canada : utiliser chaque relation, chaque contact et chaque tribune pour faire valoir la cause de notre pays en faveur d’un commerce sans tarifs.

« Malheureusement, les libéraux de Mark Carney ont décidé qu’il y avait un endroit où ils ne voulaient pas s’opposer aux tarifs : les audiences cruciales américaines sur l’imposition de nouveaux tarifs en vertu de l’article 301 au Canada. Le Mexique a envoyé un ministre de son ministère de l’Économie. Mark Carney n’a même pas pris la peine de faire venir un seul représentant pour défendre le Canada. Au lieu de cela, une note incomplète de deux pages a été déposée la veille de l’audience.

« Ne pas se présenter et ne pas se battre pour les intérêts canadiens est une habitude chez les libéraux. Malgré l’obligation en vertu de traités internationaux de lutter contre le travail forcé, lors des délibérations d’un comité parlementaire, le député libéral nommé par le premier ministre a contesté de façon révoltante la réalité du travail forcé dans la chaîne d’approvisionnement automobile de la République populaire de Chine. Il ne s’agissait pas d’un égarement momentané de la part d’un député indiscipliné, puisque, une semaine plus tard, Mark Carney a défendu son député en affirmant qu’il incarnait des « valeurs libérales fondamentales, des valeurs canadiennes fondamentales ».

« Le premier ministre n’a pas pris au sérieux l’interdiction des produits fabriqués par du travail forcé. Son gouvernement enfreint la loi en omettant de déposer le rapport de l’ombudsman depuis trois années consécutives. Le non-respect de notre engagement en vertu de l’ACEUM d’interdire l’importation de marchandises produites par le travail forcé peut entraîner la suspension du traitement tarifaire préférentiel, l’imposition de pénalités et le refus d’entrée des marchandises canadiennes. Nous ne pouvons pas permettre au Canada de devenir un marché pour les marchandises illicites, comme les libéraux l’ont permis.

« Ces conséquences ont un impact réel sur les travailleurs qui subissent déjà le contrecoup des tarifs américains. Mais ce n’est pas seulement son approche permissive face aux questions de travail forcé qui met en péril les emplois canadiens. Le premier ministre a adopté une approche fondée sur l’attente à l’égard de l’ACEUM, malgré la récession et la stagnation de la croissance économique, l’incertitude généralisée, et le coût de cette attente imposé à des millions de travailleurs canadiens et leurs familles.

« Près de 2,6 millions de Canadiens dépendent des échanges commerciaux avec notre voisin du Sud. Nos travailleurs, en particulier ceux des secteurs de l’acier, de l’aluminium, de l’automobile et du bois d’œuvre, ne peuvent se contenter de l’incertitude et de paroles en l’air face à un accord dont ils ont besoin dès maintenant.

« Il est temps de transformer un an et demi de discours en réalité. Les conservateurs ont un plan sérieux pour y parvenir en libérant nos ressources, en renouvelant notre pacte automobile, en renforçant notre levier de négociation, en reconstruisant notre base industrielle, en attirant les investissements, en faisant face aux tarifs américains et en défendant les travailleurs canadiens.

« Les conservateurs vont défendre nos frontières et notre souveraineté contre la coercition économique de la République populaire de Chine et protéger notre pays contre les chaînes d’approvisionnement liées au travail forcé. Nous allons protéger nos emplois, renforcer notre puissance et faire du Canada un pays inébranlable à l’étranger. »