Ottawa (Ontario) – James Bezan, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Défense nationale, et Eric Duncan, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable des Affaires étrangères, ont envoyé la lettre suivante au premier ministre concernant la reprise des discussions de coordination en matière de défense avec la République populaire de Chine :
Monsieur le premier ministre,
Comme des millions de Canadiens, nous avons approuvé votre déclaration de l’année dernière selon laquelle la Chine était « la plus grande menace pour la sécurité » de notre pays. Nous avons donc d’autant plus été déçus lorsque vous avez changé de position après les élections, pour privilégier un « partenariat stratégique » avec Pékin en vue d’un « nouvel ordre mondial ».
Les Canadiens viennent d’apprendre que votre gouvernement a repris les discussions sur la coordination en matière de défense avec la Chine : un forum que votre prédécesseur avait quitté en 2018. Pire encore, vous n’avez permis aucun débat et avez forcé les Canadiens à l’apprendre par les médias contrôlés par Pékin. C’est inacceptable, et nous exigeons que vous fassiez marche arrière.
Nous ne défendrons ni notre souveraineté ni nos valeurs en collaborant avec un gouvernement qui a enlevé des citoyens canadiens, s’est ingéré dans nos élections, a déployé des bouées de surveillance dans nos eaux arctiques et a installé des postes de police secrets en sol canadien.
Nous ne devons pas oublier que la Chine a menacé à plusieurs reprises la souveraineté de ses voisins, allant jusqu’à défier des avions et des navires canadiens dans la région.
Bien que certains alliés aient eu des discussions avec l’armée chinoise, aucun d’entre eux ne parle d’accroître la coopération. Nous espérons sincèrement que votre gouvernement ne poursuit pas un tel objectif.
À titre d’Opposition officielle, nous vous demandons de mettre le Canada d’abord, de défendre notre pays ainsi que ses convictions profondes, et de rejeter tout « partenariat stratégique » et toute coordination militaire avec le régime de Pékin.