Ottawa (Ontario) – Gaétan Malette, ministre associé du Cabinet fantôme conservateur responsable des Ressources naturelles (mines et forêts), a fait la déclaration suivante :

« Interfor a vu le jour en Colombie-Britannique, avec pour point de départ une scierie située le long du fleuve Fraser, dans la région du Lower Mainland. Aujourd’hui, après plus de six décennies d’existence en tant qu’entreprise canadienne, elle a annoncé mardi qu’elle allait transférer son siège social à Atlanta, en Géorgie, après que Mark Carney a échoué à négocier la victoire qu’il avait promise ou à faire lever les tarifs de 45% imposés sur le bois d’œuvre résineux canadien.

« C’est un nouveau coup dur pour notre industrie forestière, qui a déjà subi fermeture après fermeture, de l’usine de pâte à papier de Crofton sur l’île de Vancouver et de la scierie West Fraser à 100 Mile House jusqu’à la fermeture de l’usine de pâte à papier Northwood à Prince George au début du mois. Chacune de ces fermetures oblige des familles à chercher désespérément un moyen de garder leur logement, de l’essence dans leur voiture et de la nourriture dans leur réfrigérateur.

« Mais il est clair qu’il ne s’agit pas simplement de fermetures isolées. La production totale de bois d’œuvre a chuté de plus de 30% depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux, et celle de bois d’œuvre résineux a baissé de 10,7% depuis l’entrée en fonction de Mark Carney. Cela représente au total 21 scieries ayant fermé leurs portes de manière définitive ou pour une durée indéterminée depuis 2023, avec 15 000 emplois perdus dans le secteur forestier de la Colombie-Britannique au cours des quatre dernières années, selon le BC Council of Forest Industries.

« L’industrie forestière canadienne soutient des centaines de milliers d’emplois, génère des milliards de dollars pour notre économie et nous fournit chaque jour les produits de première nécessité, du bois d’œuvre servant à bâtir des maisons aux boîtes d’expédition indispensables au commerce moderne. Chacun d’entre nous ressent l’impact de notre secteur du bois d’œuvre, et tous les habitants des communautés forestières subissent les conséquences de ces fermetures.

« C’est une conséquence directe de l’incapacité persistante de Mark Carney à conclure un accord sur le bois d’œuvre, alors que nos producteurs sont confrontés à des tarifs cumulés de 45% sur leurs exportations de bois d’œuvre vers les États-Unis. Cela fait désormais 11 ans qu’aucun accord n’a été conclu sous le gouvernement libéral, alors que le premier ministre Stephen Harper avait réussi à négocier la levée et le remboursement des tarifs américains sur le bois d’œuvre dans les 79 jours suivant son accession au poste de premier ministre.

« Pendant ce temps, alors qu’il n’arrive pas à obtenir un accord à l’étranger, ses politiques nuisent aux investissements ici au pays. Le propre Groupe de travail sur la transformation du secteur forestier canadien des libéraux a rendu son verdict au printemps : les principaux obstacles auxquels fait face l’industrie sont “d’origine nationale”. Une crise nationale causée par un accès instable à la fibre, le chevauchement des réglementations fédérales et la paralysie des permis.

« Le Canada devrait être le meilleur endroit au monde pour investir dans la foresterie, mais après plus d’une décennie de ce gouvernement libéral, il est clair que nos grandes entreprises du secteur forestier ont renoncé à investir au Canada.

« Les conservateurs vont se battre pour un accord sur le bois d’œuvre qui défend les travailleurs canadiens au lieu de céder notre levier de négociation sans rien obtenir en retour. Il est temps de défendre nos travailleurs forestiers et leurs familles en libérant le potentiel de nos ressources et en reconstruisant notre base industrielle pour rendre notre pays maître chez lui et faire face aux tarifs américains. »