Ottawa (Ontario) – Gaétan Malette, ministre associé du Cabinet fantôme conservateur responsable des Ressources naturelles (mines et forêts); et Arnold Viersen, député conservateur de Peace River–Westlock, ont fait la déclaration suivante :

« Alors que le secteur forestier fait face à des conditions difficiles, à une baisse de la demande américaine pour le bois d’œuvre et à des tarifs de plus en plus lourds, les fermetures d’usines à travers le Canada ne font qu’aggraver la situation.

« L’entreprise forestière Canfor, basée à Vancouver, a annoncé la fermeture permanente de sa scierie de Fox Creek dans le nord-ouest de l’Alberta. L’entreprise a cité les tarifs américains et les mauvaises conditions du marché qui ont réduit la productivité et la compétitivité de l’usine.

« Dans une ville de moins de 1 800 habitants, cette fermeture touchera 74 emplois bien rémunérés, laissant les travailleurs et leurs familles en difficulté pour payer leurs factures, subvenir aux besoins de leurs enfants et maintenir une vie stable.

« Cette annonce est survenue peu après le transfert du siège social d’Interfor de Vancouver à Atlanta, en raison des difficultés rencontrées par ses activités canadiennes. Elle fait également suite à la fermeture, en avril, de l’usine de panneaux OSB de West Fraser à High Level, qui a touché environ 190 travailleurs. 

« Le secteur forestier de l’Alberta emploie directement environ 17 500 Albertains et soutient indirectement près de 24 000 emplois supplémentaires. En tant que troisième producteur canadien de bois d’œuvre, l’Alberta joue un rôle essentiel dans l’industrie forestière nationale et dans la prospérité économique de nombreuses collectivités rurales et nordiques.

« Les tarifs sur le bois d’œuvre canadien ont maintenant dépassé les 45%. Ces tarifs menacent les entreprises forestières de l’ensemble de la circonscription de Peace River—Westlock, notamment Tolko, Millar Western Forest Products, Boucher Bros. Lumber, Evergreen Lumber, High Prairie Forest Products, Vanderwell Contractors, Blue Ridge Lumber et La Crete Sawmills.

« Dans de nombreuses communautés, ces entreprises ne sont pas simplement des employeurs : elles constituent le moteur économique de toute la ville. Lorsqu’une scierie ferme, les conséquences vont bien au-delà des travailleurs qui perdent leur emploi. Les commerces locaux en souffrent, des familles quittent la région, les revenus municipaux diminuent et les communautés risquent de devenir des villes fantômes.

« Il convient de rappeler que l’ancien premier ministre Stephen Harper avait conclu un accord sur le bois d’œuvre en moins de 80 jours. Le gouvernement libéral actuel n’a pas réussi à négocier un nouvel accord et a laissé la position de négociation du Canada face aux États-Unis se détériorer jusqu’à un niveau historiquement bas.

« Nous appelons le gouvernement à tenir sa promesse, à négocier avec les États-Unis un accord favorable aux travailleurs canadiens et à apporter un soutien concret à l’industrie forestière canadienne.

« Des milliers de familles en Alberta et dans tout le Canada comptent sur le gouvernement pour prendre les bonnes décisions. Leurs emplois, leurs communautés et leur avenir sont en jeu. »