Ottawa (Ontario) – Après 11 ans de gouvernement libéral, le Canada affiche désormais le niveau d’endettement des ménages le plus élevé, les coûts du logement les plus élevés et le deuxième taux de chômage le plus élevé du G7. Aujourd’hui, Mark Carney a eu l’occasion de montrer qu’il allait réparer les dégâts causés au cours de la dernière décennie, après qu’il a été confirmé qu’il dirigeait désormais le seul pays du G20 en récession.
Le discours de Mark Carney sur la construction de la deuxième économie à la croissance la plus rapide fait face à la réalité d’un produit intérieur brut réel en baisse au cours de trois des quatre trimestres depuis qu’il est devenu premier ministre. Au cours des deux derniers trimestres consécutifs, le PIB du Canada a reculé de 1% et de 0,1% le trimestre suivant.
C’est la conséquence directe des politiques libérales qui ont fait fuir les investissements, les investissements en capital des entreprises ayant chuté de 0,7% au premier trimestre de l’année – le cinquième trimestre consécutif de baisse. Les libéraux ont tenté de qualifier cette récession comme étant une récession « technique ». Il n’y a rien de technique pour les 112 000 Canadiens qui se sont retrouvés sans emploi au cours des quatre premiers mois de l’année seulement.
Le taux de chômage s’élève désormais à 6,9% et est loin de refléter le slogan « Un Canada fort » ; Banques alimentaires Canada a déclaré qu’« un pays ne peut être fort et résilient lorsqu’une si grande proportion de sa population a du mal à satisfaire ses besoins essentiels. ».
Alors que les Canadiens subissent les conséquences économiques, les libéraux de Mark Carney ont continué à nier la réalité de leur récession. Ryan Turnbull, secrétaire parlementaire du ministre des Finances, a affirmé que « l’économie canadienne reste résiliente ». Kevin Lamoureux, secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes, a déclaré que « nous avons la meilleure situation financière des pays du G7 ».
Interrogé à de nombreuses reprises, Mark Carney a refusé d’admettre qu’il avait conduit le Canada à la récession. Et ce, bien qu’il ait reconnu mardi une « certaine faiblesse » de l’économie « due à certaines décisions du gouvernement ». Même après avoir admis que ses politiques avaient provoqué cette récession, il refuse toujours d’utiliser ce mot, alors même qu’on lui présente des témoignages montrant comment les Canadiens souffrent de cette récession libérale.
Les Canadiens vivent bien plus qu’un simple « ralentissement économique ». Chaque mois, 2,2 millions de visites sont effectuées aux banques alimentaires juste pour survivre — un niveau sans précédent, soit le double de celui observé en 2019. À Toronto, 1 personne sur 10 a dû avoir recours à une banque alimentaire, tandis qu’aujourd’hui, 1 Canadien sur 4 est en situation d’insécurité alimentaire.
Voilà à quoi ressemble concrètement une récession : des familles qui ont de la difficulté à remplir leur panier d’épicerie, leur réfrigérateur et leur compte bancaire. Il n’y a rien de « technique » dans cette récession, pourtant le résultat du vote d’aujourd’hui démontre que les libéraux se soucient peu des difficultés qu’elle impose aux Canadiens.
Le Canada a besoin d’un véritable plan pour renverser les politiques économiques libérales qui ont mené à la seule récession parmi les pays du G7. Seuls les conservateurs ont proposé des solutions pour mettre fin aux déficits inflationnistes, abroger les lois anti-développement et éliminer la paperasse qui freine notre économie afin de rendre à nouveau la vie abordable au Canada.