Ottawa (Ontario) – Shannon Stubbs, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Énergie et des Ressources naturelles, a fait la déclaration suivante concernant les retards continuels des libéraux dans les grands projets :
« Mark Carney avait promis d’approuver de grands projets à une vitesse jamais vue depuis des générations, mais après plus d’un an au pouvoir, l’absence de résultats montre qu’il ne s’agit là que d’une autre illusion. Aujourd’hui, les libéraux ont annoncé qu’ils avançaient à la vitesse à laquelle les Canadiens se sont habitués en freinant et en prolongeant les consultations, au lieu d’accélérer les projets dont le Canada a besoin pour assurer l’abordabilité, l’autonomie et la souveraineté.
« Après une décennie de déclin libéral, la dernière chose dont les Canadiens ont besoin, ce sont des consultations interminables qui ne sont qu’un prétexte de plus pour retarder et bloquer le démarrage des travaux. Le Canada a déjà perdu 176 milliards de dollars en projets énergétiques annulés ou abandonnés, et 1 000 milliards de dollars en investissements et en capitaux depuis 2015.
« Mark Carney s’est vu confier le mandat de « bâtir, bâtir, bâtir ». Dominic LeBlanc, le ministre responsable du projet de loi C-5, a déclaré que les Canadiens avaient confié aux libéraux la tâche de « faire les choses différemment et mieux, et de faire avancer les projets de construction nationale ». C’est pourquoi le Parlement s’est empressé d’adopter les pouvoirs extraordinaires prévus dans le projet de loi C-5, dont Mark Carney disait avoir besoin pour « accélérer les projets d’intérêt national et stimuler la croissance économique ».
« Plus d’un an après son adoption, aucun projet n’a été désigné comme étant d’intérêt national, et aucun nouveau projet n’est en cours de construction qui n’ait été préalablement approuvé ou qui ne soit déjà en chantier. Les libéraux avaient également promis des délais d’approbation de deux ans, mais ils ont refusé d’inscrire cet engagement dans la loi. Ils ont même voté contre mon amendement au projet de loi C-5 qui aurait établi ces délais et garanti la responsabilité et la transparence.
« Aujourd’hui, les libéraux tentent de prétendre que leur législation ne permettra pas de mener à bien les projets et qu’ils doivent à nouveau modifier le cadre réglementaire. C’est ce que les conservateurs ont toujours dit. Si Mark Carney veut bâtir, il est temps d’abroger les lois anti-développement et les réglementations qui freinent la croissance que les libéraux maintiennent en place.
« Plus d’incertitude, plus de retards, toujours la même politique au détriment du progrès. Les Canadiens n’ont pas besoin de nouvelles consultations, de documents de travail et de retards ; ils ont besoin que les libéraux se tassent du chemin. Le Canada compte 127 000 travailleurs qualifiés à la recherche d’un emploi et des milliards de dollars de ressources naturelles prêtes à être exploitées.
« Face à l’instabilité géopolitique croissante et au fait que le Canada est maintenant le seul pays du G20 en récession, le pays a désespérément besoin d’une refonte législative et réglementaire urgente pour mener à bien de grands projets qui renforceront notre position sur le plan national et nous donneront un levier de négociation inébranlable à l’étranger.
« Si Mark Carney reconnaît véritablement que le Canada est en « crise », il devrait agir et éliminer les barrières anti-développement des libéraux – y compris les 12 lois et 7 règlements identifiés au dos du projet de loi C-5 – dont les libéraux admettent qu’ils bloquent les projets, les investissements et la croissance économique dont le Canada a besoin pour être souverain, uni et sécuritaire.
« Ce ne sont pas les gouvernements qui bâtissent, mais plutôt le secteur privé. Ce dernier retard dans les consultations sur les modifications à apporter à la législation relative à l’approbation des projets n’est qu’un exemple de plus de la lenteur et du refus des libéraux de faire ce qui doit être fait pour exploiter les ressources naturelles du Canada.
« Le Canada ne peut plus se permettre de documents de travail et de retards. Il est temps de libérer l’économie canadienne, de laisser le secteur privé bâtir, de créer des emplois payants et de rendre notre pays plus fort. »