Ottawa (Ontario) – Aujourd’hui, l’honorable Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur du Canada et de l’Opposition officielle, a envoyé une lettre au premier ministre Carney pour lui demander de renverser rapidement les politiques libérales, avant que les Canadiens ne commencent à souffrir de la faim :
Monsieur le premier ministre,
Lors de votre premier jour en fonction, vous avez déclaré que vous seriez jugé en fonction des prix dans les épiceries. Les prix des aliments augmentent désormais deux fois plus vite qu’au moment où vous avez fait cette déclaration, et vous avez infligé au Canada la pire inflation alimentaire parmi les pays du G7. Je vous écris donc pour exiger que des mesures d’urgence soient prises pour annuler les taxes et les politiques libérales qui contribuent à la hausse du coût du panier d’épicerie.
Cette semaine, les Canadiens vont se rendre à l’épicerie pour remplir leur réfrigérateur et leur garde-manger afin de nourrir leur famille. Mais en se promenant dans les allées, ils vont faire face à des prix plus élevés que jamais, car le coût des aliments a grimpé en flèche de 7,3 % au cours de la dernière année.
Par rapport à l’année dernière, les Canadiens vont payer 22,4 % de plus pour le bœuf haché. L’épaule de porc coûte 13,2 % de plus. Les poulets entiers coûtent 12,9 % de plus. Et lorsqu’ils vont acheter les grains pour leur café du matin, ils vont s’apercevoir que les prix ont grimpé en flèche de 37,4 %.
Le choc des prix est devenu un phénomène hebdomadaire et ne se limite pas aux allées des épiceries. Les Canadiens qui souhaitent acheter un dîner ou un souper à emporter paient 14 % de plus, tandis que ceux qui ouvrent le menu d’un restaurant sont immédiatement frappés par des coûts 12,3 % plus élevés qu’il y a seulement 12 mois.
Votre ministre des Finances a promis en octobre 2023 que les prix des aliments se stabiliseraient « bientôt ». La seule stabilité des prix des aliments a été leur hausse continue, l’inflation alimentaire augmentant désormais 2,28 fois plus vite qu’avant votre arrivée au pouvoir.
Au lieu de renverser la tendance des politiques qui font grimper les prix à la caisse, vous avez affirmé que « la chute du dollar canadien causée par l’obstructionnisme des députés d’en face avant l’arrivée au pouvoir du gouvernement actuel » était en quelque sorte responsable, alors que c’est vous, en tant que premier ministre, qui détenez les leviers qui influencent la valeur de notre dollar.
Monsieur le premier ministre, il s’agit d’un problème fabriqué au Canada. Selon Financement agricole Canada, nous produisons 70 % de nos besoins alimentaires au pays, tandis que selon Agriculture et Agroalimentaire Canada, 80 % des aliments et des boissons transformés vendus au Canada sont fournis par l’industrie de la transformation nationale.
Il est tout à fait inacceptable que les aliments coûtent aussi cher dans un pays qui dispose d’autant de terres, de ressources et d’agriculteurs aussi incroyables que les nôtres. Depuis des années, les libéraux ne parviennent pas à résoudre la crise de l’abordabilité alimentaire, ce qui a fait doubler le nombre de personnes qui font la file devant les banques alimentaires.
C’est pourquoi les conservateurs ont demandé à votre gouvernement de présenter immédiatement un plan d’abordabilité alimentaire qui stimule la concurrence dans notre secteur alimentaire trop concentré et retire les taxes cachées des libéraux sur les aliments, notamment :
- la taxe carbone industrielle sur le matériel agricole, les engrais et les transformateurs alimentaires, qui fait grimper les coûts de production alimentaire et est répercutée sur les consommateurs,
- la taxe sur la norme sur les combustibles, qui est de sept cents le litre et qui va passer à 17 cents le litre pour les agriculteurs, les camionneurs et ceux qui nous approvisionnent en nourriture,
- la taxe sur les emballages alimentaires, qui va coûter 1,3 milliard de dollars aux Canadiens.
Il est temps que votre gouvernement prenne des mesures décisives avant que la situation ne s’aggrave encore plus pour les familles canadiennes. Nous sommes prêts à travailler avec vous pour y parvenir grâce à un plan qui va réduire les taxes qui affectent les prix des aliments et va stimuler la concurrence pour que les Canadiens puissent à nouveau se nourrir de repas nutritifs et abordables.