Calgary (Alberta) – Aujourd’hui, l’honorable Michelle Rempel Garner, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, a fait la déclaration suivante concernant une récente décision du Tribunal de l’aide sociale de l’Ontario qui a statué qu’un homme résidant illégalement au Canada était admissible aux aides sociales d’Ontario au travail :

« La récente décision du Tribunal de l’aide sociale de l’Ontario, selon laquelle un homme résidant illégalement au Canada est admissible aux aides sociales d’Ontario au travail, constitue une autre mesure gouvernementale qui compromet les principes fondamentaux de notre système d’immigration : ceux qui viennent au Canada doivent le faire légalement et s’engager clairement à devenir autonomes le plus rapidement possible. Cette décision devrait choquer toute personne attachée à un système d’immigration fondé sur l’équité et la confiance du public.

« Le Parti conservateur du Canada appuie la déclaration du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, à ce sujet, selon laquelle le gouvernement provincial “sera toujours là pour soutenir les personnes en difficulté, mais cela n’inclut pas celles qui habitent illégalement au Canada”. Le premier ministre a également précisé qu’il envisagerait de modifier la réglementation provinciale afin d’exclure les résidents illégaux des prestations d’aide sociale.

« Nous demandons au gouvernement libéral fédéral d’adopter la même position et d’appuyer le gouvernement du premier ministre Doug Ford dans toutes les mesures qu’il prendra pour s’assurer que cette décision ne reste pas en vigueur.

« Au cœur du pacte de l’immigration au Canada se trouve l’idée que l’immigration n’est pas seulement bénéfique pour le nouvel arrivant, mais d’abord pour les Canadiens. Que ce soit à Saskatoon, à Sydney ou à Saint Catharines, on attend des immigrants qu’ils contribuent au Canada, d’une manière qui profite à la fois à la communauté et à eux-mêmes.

« Le fondement de ce principe consiste à respecter la loi, à se trouver un emploi et à contribuer économiquement à la communauté dans laquelle ils vivent. Un emploi permet non seulement de gagner de l’argent pour faire face à un coût de la vie de plus en plus cher, mais aussi de nouer des liens qui brisent l’isolement tout en favorisant l’ascension sociale et l’accomplissement personnel.

« La plupart des immigrants qui viennent au Canada font exactement cela. Mais si le comportement inverse est normalisé, l’opinion publique à l’égard des immigrants peut changer. C’est pourquoi il est si important que les gouvernements envoient des signaux clairs indiquant que nos programmes d’aide sociale ne sont pas ouverts aux abus.

« Malheureusement, le gouvernement fédéral ne fait pas grand-chose pour rassurer les Canadiens, préférant prendre en charge les prestations de soins de santé telles que le soutien psychologique, les soins de la vue et les visites à domicile pour les demandeurs d’asile rejetés, et financer un programme coûteux d’hébergement des réfugiés dans des hôtels.

« Tout cela survient à la suite de la décision rendue en mars par la Cour suprême, selon laquelle les demandeurs d’asile non approuvés au Québec ont le droit constitutionnel à des places subventionnées en garderie. Les conservateurs reconnaissent le droit du Québec de recourir à la disposition de dérogation dans ce dossier s’il choisit de le faire.

« Mis ensemble, tous ces éléments envoient un signal qui n’encourage pas les nouveaux arrivants à s’intégrer à l’économie canadienne en devenant autonomes. Nous demandons au gouvernement fédéral d’appuyer les efforts des gouvernements provinciaux visant à réformer les programmes d’aide sociale afin de prévenir les abus dans les domaines de compétence partagée comme l’immigration. »