Ottawa (Ontario) – Il y a un an, Mark Carney est entré en fonction en tant que premier ministre, déclarant que « ce sont les Canadiens qui jugeront du changement dont ils bénéficieront. C’est la bonne chose à faire, et je ferai le nécessaire avec les personnes qui m’entourent pour y parvenir. »
Examinons les changements apportés par Mark Carney :
Inflation alimentaire
L’inflation alimentaire augmente désormais deux fois plus vite qu’avant l’entrée en fonction de Mark Carney. Les prix des aliments ont grimpé en flèche de 7,3 % d’une année sur l’autre, ce qui fait du Canada le pays du G7 où la hausse des prix de la nourriture est la plus forte. Cela s’ajoute au fait qu’on prévoit que les familles canadiennes vont payer près de 1 000 dollars de plus pour l’épicerie cette année.
Par ailleurs, le coût de la nourriture dans les restaurants a augmenté de 12,3 % sur la même période, celui des plats à emporter et de la restauration rapide ayant quant à eux grimpé de 14 %. Il n’est donc pas surprenant que près de la moitié des restaurants fonctionnent à perte ou atteignent à peine le seuil de rentabilité, avec 7 000 fermetures l’année dernière et jusqu’à 4 000 prévues en 2026.
Une économie en déclin
Le Canada est le seul pays du G7 dont l’économie est en déclin, avec une contraction de 0,2 % au dernier trimestre de 2025. Cela a un impact réel sur l’emploi, avec plus de 100 000 emplois à temps plein perdus rien qu’en février, la plus forte baisse mensuelle depuis la Grande récession (hors pandémie).
Cela s’ajoute aux 1,5 million de Canadiens qui sont désormais sans emploi, faisant grimper notre taux de chômage à 6,7 % – le deuxième plus élevé du G7.
Par ailleurs, 22,8 % des chômeurs sont aux prises avec du chômage longue durée, un chiffre bien supérieur à la moyenne d’avant la pandémie, qui était de 17,1 %.
Pour les jeunes, la situation est encore pire : l’été dernier, ils ont connu le pire marché de l’emploi pour les jeunes depuis la Grande récession (hors pandémie). Le problème n’a pas disparu, avec près de 50 000 jeunes ayant perdu leur emploi le mois dernier et le taux de chômage des jeunes grimpant à 14,1 %.
Plus de dette
Le budget de Mark Carney a été le plus coûteux de l’histoire du Canada, le déficit ayant presque doublé pour atteindre 78,3 milliards de dollars. Loin de réduire les dépenses, le budget a ajouté 90 milliards de dollars de nouvelles dépenses, ce qui coûte environ 5 400 dollars à chaque famille canadienne. Et aucun soulagement n’est en vue, puisque le directeur parlementaire du budget a estimé qu’« il est donc peu probable que l’ancrage budgétaire du gouvernement, qui consiste à réduire le déficit par rapport au PIB, puisse être respecté ».
Pas de logements
La construction de nouveaux logements baissera de 16,6 %, l’agence du logement de Mark Carney prévoyant que les mises en chantier vont chuter jusqu’à 212 000 par an d’ici 2028 – bien en dessous de la moyenne historique sur 10 ans. Selon leurs dernières prévisions, les mises en chantier seront inférieures de 55 % à l’objectif de la SCHL nécessaire pour rétablir l’abordabilité au logement.
L’incapacité à construire ces logements a un impact réel : les prix de l’immobilier vont continuer d’augmenter au cours des trois prochaines années, et « beaucoup de ménages retardent l’achat d’une habitation et choisissent de rester locataires plus longtemps ». Jusqu’à présent, la solution des libéraux – une quatrième bureaucratie du logement – n’a consacré aucun dollar à l’investissement en capital et n’a construit aucun nouveau logement cette année.
Il y a beaucoup de choses que Mark Carney n’a pas changées : notre système d’immigration brisé, l’explosion de la criminalité violente dans nos grandes villes et les lois libérales anti-développement qui bloquent les pipelines et les projets énergétiques. Un an après son entrée en fonction, les promesses de Mark Carney se sont révélées n’être qu’une illusion. Il y a fort à parier que très peu de Canadiens vont célébrer sa première année au pouvoir.