Ottawa (Ontario) – Près d’un an après avoir demandé à être jugé en fonction des prix dans les épiceries, les Canadiens ressentent malheureusement le changement que le premier ministre Carney n’a pas réussi à livrer.
Les données de l’Indice des prix à la consommation publiées récemment par Statistique Canada s’ajoutent à un tableau déjà sombre, alors que l’inflation alimentaire a grimpé en flèche pour atteindre 7,3 % d’une année à l’autre, dans un pays confronté aux pires hausses de prix alimentaires du G7.
L’inflation de certains aliments est hors de contrôle. Par rapport à janvier 2025, les fruits en conserve ont augmenté de 11,1 %, le poulet entier de 12,9 %, l’épaule de porc de 13,2 %, les noix et les graines de 13,4 %, le bœuf de 18,8 % et le café torréfié ou moulu de près de 40 % d’une année à l’autre.
Pour ceux qui mangent au restaurant, la situation n’est pas meilleure. Les aliments achetés au restaurant ont augmenté à eux seuls de 12,3 % au cours de la même période, les plats à emporter et la restauration rapide ayant bondi de 14 %. Il n’est pas étonnant que Restaurants Canada rapporte que près de la moitié des restaurants fonctionnent à perte ou sont à peine rentables, avec 7 000 fermetures l’an dernier et jusqu’à 4 000 prévues en 2026.
Il n’est pas surprenant que la dette de carte de crédit des ménages ait augmenté de 50,6 % l’année dernière par rapport à 2015, soit une hausse stupéfiante de 39,74 milliards de dollars.
Dans un pays riche en terres et en main-d’œuvre, où 70 % de tous les aliments et 80 % des aliments et boissons transformés sont produits localement, une telle réalité est inacceptable.
C’est pourquoi cette semaine, le chef conservateur Pierre Poilievre a envoyé une lettre au premier ministre, l’appelant à collaborer avec l’opposition afin de mettre en œuvre les politiques conservatrices qui stimuleraient la concurrence dans notre secteur de l’alimentation et réduiraient les taxes qui font grimper les prix à l’épicerie, comme la taxe sur la norme sur les combustibles de 17 cents le litre imposée aux camionneurs et aux agriculteurs.
Les Canadiens ne peuvent pas se nourrir de la rhétorique des libéraux, et sont conscients de leurs tentatives de blâmer ce problème sur des facteurs globaux. Il est temps que tous les députés appuient un changement réel qui améliore l’abordabilité, afin que toutes nos familles puissent à nouveau manger des repas sains et nutritifs.