Ottawa (Ontario) – Alors que les familles canadiennes sont frappées de plein fouet par l’inflation alimentaire la plus élevée du G7, des logements inabordables et 1,6 million de personnes sans emploi, les nouvelles données de Statistique Canada brossent un tableau sombre de la réalité à laquelle elles sont confrontées.

Les derniers chiffres du PIB réel pour novembre confirment que la rhétorique du premier ministre ne correspond pas à la réalité, montrant que le PIB réel par habitant devrait baisser pour la troisième année consécutive, ce qui signifie que les Canadiens vont encore une fois être plus pauvres que l’année dernière. Par ailleurs, depuis que Mark Carney est devenu premier ministre, 58 milliards de dollars d’investissements nets ont fui vers les États-Unis.

Pour certains secteurs, la situation est encore pire. La fabrication de véhicules automobiles et de pièces détachées a chuté de 6,4 % d’un mois à l’autre, la fabrication d’équipements de transport de 3,8 %, la sylviculture et l’exploitation forestière de 2,8 % et la fabrication de produits alimentaires de 1,6 % au cours de la même période.

Les conservateurs savent que le PIB ne se résume pas à des chiffres sur un écran. Il concerne des personnes réelles, leurs emplois, leurs entreprises et leurs familles. Dans le secteur automobile, la semaine dernière, GM a annoncé que 500 personnes allaient perdre leur emploi dans son usine d’Oshawa. Cela s’ajoute aux 3 000 pertes d’emplois chez Stellantis et aux 300 chez Paccar.

Dans le secteur forestier, 1 000 Canadiens ont perdu leur emploi chez Groupe Remabec, ainsi que 150 chez Western Forest Products, 150 chez Ear Falls Mill, 350 chez Sinclar Group Forest Products, 100 chez 100 Mile House Mill et 375 chez l’usine de pâte à papier de Crofton.

Dans le secteur sidérurgique, le Syndicat des Métallos a annoncé la suppression de 200 emplois en mars dernier, tandis que 1 000 autres Canadiens ont perdu leur emploi chez Algoma Steel et 153 chez Arcelor Mittal.

Ce ne sont là que quelques-unes des pertes d’emplois massives que nous avons constatées à travers le Canada, alors que le taux de chômage a atteint près de 7 % selon la dernière Enquête sur la population active.

Dans l’ensemble, le commerce de gros a reculé de 2,1 %, sa plus forte baisse depuis avril de l’année dernière. Dans l’ensemble, cela témoigne de l’incapacité du gouvernement à joindre la parole aux actes et à conclure les accords commerciaux nécessaires pour protéger les emplois canadiens.

La Banque du Canada prévoit désormais que notre PIB n’augmentera que de 1,1 % en 2026, alors qu’aux États-Unis, il augmentera de plus du double, soit 2,6 %, ce qui prouve que nos difficultés économiques sont un problème interne.

Nous ne pouvons peut-être pas contrôler les actions de nos partenaires en matière de commerce, mais des années de lois libérales qui freinent le développement, notamment la loi C-69 interdisant la construction de nouveaux pipelines, la loi C-48 interdisant les pétroliers, le plafonnement des prix du pétrole et du gaz et la taxe carbone industrielle, ont empêché notre économie de pleinement exploiter son potentiel.

Les conservateurs font de leur mieux pour réparer les dégâts, allant même jusqu’à voter en faveur du projet de loi C-5 du gouvernement, qui donne à Ottawa le pouvoir d’avancer à une « vitesse inimaginable » sur les grands projets. Mais malgré les promesses de Mark Carney d’avancer à une vitesse inimaginable, aucun grand projet de construction nationale n’a été approuvé, et encore moins commencé.

Comme on pouvait s’y attendre, les libéraux ont voté contre notre motion de la semaine dernière qui demandait au gouvernement d’adopter la Loi sur la souveraineté canadienne, qui aurait retiré les lois anti-croissance, éliminé les barrières commerciales internes et pris des mesures pour protéger la propriété intellectuelle canadienne.

Les conservateurs vont continuer de faire pression sur le gouvernement pour qu’il passe à l’action et obtienne des résultats pour les Canadiens qui travaillent fort, notamment en concluant les ententes commerciales dont nos travailleurs ont désespérément besoin. Nous disposons des ressources et de la main-d’œuvre nécessaires pour faire de notre pays le plus prospère et le plus abordable au monde, et nous allons toujours nous battre pour offrir aux Canadiens les bons emplois et les salaires élevés que leur travail acharné mérite.