Ottawa (Ontario) – Lors de la cérémonie d’assermentation de son cabinet, Mark Carney a déclaré que les Canadiens devraient juger son gouvernement selon « leur expérience à l’épicerie ». Après un an en tant que premier ministre, les prix ont continué d’augmenter à l’épicerie et les familles ont eu du mal à mettre de la nourriture sur la table. On ne peut pas dire que la situation s’est améliorée en février.
Les prix des aliments ont continué d’augmenter d’une année à l’autre, avec une hausse de 5,4 % le mois dernier. L’inflation alimentaire est ainsi supérieure de 3,6 % au taux d’inflation global, ce qui place le Canada en tête des pays du G7 en matière de hausse des prix de la nourriture. Les hausses les plus importantes touchent le bœuf haché, qui a bondi de 22,4 %, le poulet entier, en hausse de 12,9 %, et les fruits en conserve, dont le prix a augmenté de 11,1 %.
Alors que la hausse des prix à l’épicerie continue, la Commission canadienne des droits de la personne affirme désormais que la « grave crise du coût de la vie » constitue une « une crise des droits de la personne ». Selon la Commission, « un nombre alarmant de personnes au Canada fait face à l’insécurité alimentaire, ainsi qu’à une hausse marquée de la pauvreté et de l’itinérance », ce qui signifie que « le droit fondamental à un niveau de vie adéquat est menacé ».
Ce n’est pas seulement l’alimentation qui pèse de plus en plus lourd : 75 % des Canadiens déclarent que leurs frais d’assurance ont connu une hausse au cours des deux dernières années. En Ontario, où les politiques libérales laxistes en matière de criminalité ont entraîné une hausse de 127 % des vols de voitures depuis 2015, les primes d’assurance automobile ont grimpé en flèche, avec une augmentation de 17 % à London et de 18 % à Windsor et Ottawa en 2024.
La hausse des prix a poussé les Canadiens à s’endetter de plus en plus. Les ménages ont accumulé 1,95 milliard de dollars de dettes supplémentaires sur leurs cartes de crédit au cours du dernier mois de 2025, et 7,99 milliards de dollars supplémentaires depuis l’entrée en fonction de Mark Carney. Cela a marqué le cinquième trimestre consécutif où l’endettement des ménages a dépassé les revenus. Les Canadiens sont maintenant endettés de 1,77 dollar pour chaque dollar de revenu disponible. Tout ça s’ajoute au fait que le Canada a les ménages les plus endettés du G7 par rapport au revenu disponible.
Non seulement les Canadiens dépensent davantage avec leurs cartes de crédit, mais ils sont de plus en plus incapables de rembourser leurs dettes. Un tiers d’entre eux ont déclaré ne pas être en mesure de payer leur facture chaque mois, tandis que 36 % ont indiqué avoir un solde impayé sur leur carte de crédit et y avoir recours lorsqu’ils manquent d’argent.
Parallèlement, même les gens de la classe moyenne voient leurs retards de paiement hypothécaire augmenter. Entre le quatrième trimestre 2024 et le quatrième trimestre 2025, les propriétaires dont la cote de crédit se situe dans la moyenne ont vu leurs retards de paiement hypothécaire connaître une hausse de 31 %. Equifax a qualifié cette situation d’« accélération alarmante des difficultés financières », les emprunteurs des cinq marchés immobiliers les plus chers au pays ayant vu leurs retards de paiement hypothécaire monter en flèche de 55,6 %.
Alors que les libéraux tentent de blâmer tout sauf leurs propres politiques pour la crise du coût de la vie qu’ils ont créée au Canada, les conservateurs ont proposé des solutions concrètes qui rétabliraient l’abordabilité pour tous. Il est temps de retirer les taxes, de libérer nos ressources et d’assurer des salaires plus élevés ainsi qu’un panier d’épicerie et des logements abordables chez nous.