Ottawa (Ontario) – Depuis des semaines, les libéraux nient que Mark Carney ait fait du Canada la seule économie du G20 en récession alors qu’un déclin au cours de trois des quatre trimestres où il a été premier ministre peut être directement constaté. Après avoir promis de renverser 11 ans de déclin économique libéral, les Canadiens ne sont clairement pas dans une meilleure situation sous Mark Carney.
Ce matin, le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a indiqué que « l’économie canadienne est restée au ralenti, et l’inflation a augmenté », l’inflation alimentaire restant « élevée ». Tiff Macklem a ajouté qu’il « s’attendait à ce que l’inflation mesurée par l’IPC se maintienne près de 3% dans les mois à venir », avertissant que « la combinaison d’un ralentissement économique et d’une montée de l’inflation pose un dilemme pour la politique monétaire » et que « des hausses consécutives du taux directeur pourraient alors être nécessaires ».
Le coût humain de la récession libérale a été confirmé une nouvelle fois aujourd’hui par Centraide, dont le président-directeur général rapporte que « Derrière chaque donnée se trouve une personne forcée de faire des choix difficiles, qui perd le sommeil à cause des factures, peine à se concentrer au travail ou se prive de nourriture ». Il a ajouté qu’« il ne s’agit pas d’une crise à venir, mais bien d’une réalité actuelle qui se manifeste dans les communautés partout au pays. »
Ses commentaires font suite aux conclusions de Centraide, selon lesquelles le nombre de Canadiens déclarant être en proie à l’anxiété concernant leurs finances a également grimpé à 60%, soit une hausse de cinq points depuis janvier. En effet, 38% des Canadiens vivent de l’insécurité alimentaire, tandis qu’au cours des six derniers mois, 20% ont déclaré avoir consommé toute la nourriture disponible chez eux sans avoir les moyens d’en racheter.
Avec des réfrigérateurs et des comptes bancaires vides, 40% déclarent désormais avoir des difficultés à dormir en raison du stress financier et 34% affirment avoir maintenant du mal à se concentrer à l’école ou au travail. Par rapport à l’année dernière, la situation s’aggrave de façon notable.
46% des Canadiens déclarent ne pouvoir couvrir qu’un mois de dépenses de base avant de s’endetter s’ils perdaient leur principale source de revenus ou devaient faire face à une dépense imprévue comprise entre 500 et 1000 dollars, soit une augmentation par rapport aux 42% enregistrés fin 2025. Parallèlement, le nombre de personnes interrogées qui connaissent un proche ayant connu la pauvreté est passé à 34%, soit une hausse de cinq points en six mois.
Un autre rapport publié cette semaine révèle qu’un enfant sur quatre à Toronto grandit dans la pauvreté. La hausse enregistrée au cours de la dernière année signifie que 1 800 enfants de plus vivent maintenant dans la pauvreté. La banque alimentaire Daily Bread rapporte qu’un Torontois sur dix dépend d’une banque alimentaire pour se nourrir, tandis que Banques alimentaires Canada a constaté qu’à l’échelle du pays, les enfants représentent maintenant le tiers de l’ensemble des usagers des banques alimentaires.
Non seulement les Canadiens ont du mal à payer leur épicerie, mais 42% d’entre eux consacrent plus de 30% de leur revenu au logement. Selon CTV News, le coût exorbitant de la vie pousse désormais certains Canadiens à vivre dans des stationnements de covoiturage, où un journaliste a recensé entre 10 et 20 caravanes à un seul endroit.
Voilà le véritable coût humain de la récession libérale de Mark Carney : des familles qui ont le ventre vide, des nuits blanches passées à s’inquiéter de savoir s’il restera assez d’argent pour joindre les deux bouts, et des Canadiens forcés de vivre dans des stationnements. Il est temps de changer de cap. Les Canadiens méritent de vivre dans un pays fort, abordable et prospère.