Ottawa (Ontario) – Chris Lewis, député conservateur d’Essex, Kathy Borrelli, députée conservatrice de Windsor-Tecumseh-Lakeshore, Dave Epp, député conservateur de Chatham-Kent-Leamington, et Harb Gill, député conservateur de Windsor-Ouest, ont fait la déclaration suivante concernant la crise qui touche actuellement les fabricants de moules industriels canadiens :
« L’industrie canadienne de la fabrication de moules, d’outils et de matrices, ainsi que de l’usinage, représente un secteur de 16 milliards de dollars, dont jusqu’à 50 % de la production de moules est exportée vers les États-Unis. Plus de 90 % de cette industrie est concentrée au Québec et en Ontario, et des milliers d’emplois en dépendent. Dans les régions de Windsor et du comté d’Essex seulement, cela représente de 2 à 3 milliards de dollars par année en exportations vers les États-Unis.
« À compter du mois d’avril, les États-Unis ont invoqué l’article 232 de la Trade Expansion Act de 1962 afin de modifier unilatéralement la structure tarifaire applicable à l’acier et à l’aluminium importés, entraînant des hausses tarifaires pouvant atteindre jusqu’à 4 000 % pour notre industrie de la fabrication de moules, d’outils et de matrices. Au lieu de taxer uniquement les métaux importés contenus dans un produit, les entreprises canadiennes devront désormais payer des tarifs sur le coût total de toute exportation contenant de l’acier, de l’aluminium ou du cuivre canadiens.
« Cavalier Tool, à Windsor, a indiqué que le coût d’expédition d’un seul outil est passé d’environ 1 400 dollars à 36 000 dollars (US) du jour au lendemain. En conséquence, les commandes restent en attente, des produits fièrement fabriqués au Canada restent sur les étagères, et l’avenir des entreprises locales ainsi que les emplois qu’elles assurent sont en jeu.
« L’industrie de la fabrication de moules fixe ses prix jusqu’à un an à l’avance, ce qui signifie qu’elle ne peut tout simplement pas absorber le coût de ces nouveaux tarifs. Cette crise exige une intervention immédiate du gouvernement si nous voulons éviter des pertes d’emplois importantes et des perturbations majeures dans notre secteur manufacturier. Mark Carney a affirmé qu’il conclurait une entente d’ici le 1er juillet de l’année dernière. Il est temps qu’il respecte sa parole.
« Alors que des milliers d’emplois sont en jeu, les conservateurs appellent les députés de tous les partis à soutenir une étude d’urgence sur cette question importante, et à veiller à ce que le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour protéger une partie vitale de notre secteur manufacturier.
« Les conservateurs vont toujours se battre pour nos fabricants et les familles qui dépendent d’eux, et pour renforcer le levier de négociation du Canada afin d’obtenir les meilleurs accords à l’étranger. »