Pierre Poilievre annonce qu’un futur gouvernement conservateur va annuler le projet qui coûterait 8 000 dollars par famille.

Peterborough (Ontario) – Aujourd’hui, le chef conservateur Pierre Poilievre a annoncé que les conservateurs s’opposent au projet de TGV proposé par les libéraux, dont le coût est estimé à 90 milliards de dollars et dont la construction ne débuterait pas avant 2030. Pierre Poilievre a appelé le gouvernement libéral à annuler le projet.

Le coût total estimé du projet est supérieur au déficit fédéral actuel et s’élèverait à près de 8 000 dollars pour une famille de quatre personnes, pour un service que les deux tiers des Canadiens interrogés ont déclaré ne pas vouloir utiliser ne serait-ce qu’une fois par an. Le gouvernement libéral a déjà dépensé plus de 700 millions de dollars depuis 2022 sans qu’un seul mètre de voie ferrée ne soit construit.

« Les Canadiens ont besoin de transports qui fonctionnent et d’un respect de l’argent des contribuables ; ce projet ne répond à aucune de ces exigences », a déclaré Pierre Poilievre. « Au lieu de cela, les libéraux veulent gaspiller 90 milliards de dollars dans une nouvelle illusion libérale qui va être livrée en retard, va dépasser les coûts prévus et laisser les contribuables avec la facture, si ça finit par se faire. »

La semaine dernière, le PDG d’Alto a confirmé que la construction ne commencerait pas avant 2030, soit un an plus tard que ce que les libéraux avaient initialement annoncé en décembre. Il a également confirmé qu’il faudrait sept ans rien que pour construire le tronçon entre Ottawa et Montréal. À titre de comparaison, l’ensemble du chemin de fer Canadien Pacifique, qui reliait le pays d’un océan à l’autre, a été construit en seulement quatre ans.

Le projet devrait coûter jusqu’à 90 milliards de dollars, alors que le déficit du budget 2025 des libéraux s’élève déjà à 78,3 milliards de dollars. Selon le Transport Research Lab de l’Université McGill, cette initiative va nécessiter 2,54 milliards de dollars de subventions annuelles dès la première année, soit plus du double du coût total de VIA Rail cette année.

Pendant ce temps, le service ferroviaire pour passagers existant continue de ne pas être à la hauteur. La vérificatrice générale a constaté que VIA Rail affichait un taux de ponctualité de seulement 51 % en 2024, tombant à 30 % au premier trimestre de 2025.

Le tracé proposé nécessiterait probablement l’expropriation de milliers d’hectares de propriétés privées en Ontario et au Québec. Les Canadiens ont déjà vu les conséquences d’une expropriation fédérale.

En 1969, le gouvernement fédéral a exproprié près de 100 000 acres de terres agricoles pour construire l’aéroport de Mirabel, situé en plein cœur du corridor Ottawa-Montréal. Après avoir déplacé environ 12 000 personnes, le gouvernement n’a utilisé que 5 000 acres, et les vols de passagers ont cessé il y a plus de 20 ans.

« Les conservateurs veulent des projets rentables, en libérant le secteur privé des obstacles gouvernementaux, en accordant des permis rapides et en appliquant des taxes réduites aux projets de construction financés par le secteur privé. Nous soutenons les améliorations ciblées des infrastructures de transport existantes qui permettent de transporter les personnes et les marchandises plus rapidement, à moindre coût et avec moins de risques pour les contribuables », a conclu Pierre Poilievre. « Cela inclut le feu vert pour l’allongement des pistes de l’aéroport Billy Bishop de Toronto afin de favoriser la concurrence, ainsi que les améliorations proposées pour les routes existantes, comme la désignation de l’autoroute 11 de l’Ontario comme projet d’importance nationale en vertu de la Loi visant à bâtir le Canada. »