Ottawa (Ontario) –Le choix par le gouvernement du GlobalEye de Saab comme fournisseur privilégié pour le système aéroporté de détection lointaine et de contrôle a peut-être fait la une lors du salon CANSEC, mais selon certaines informations, cette décision a surpris l’Aviation royale canadienne (ARC) ainsi que d’autres fabricants prêts à soumissionner pour ce projet.

Hier, les conservateurs ont écrit à la vérificatrice générale et à la directrice parlementaire du budget pour qu’elles enquêtent sur cette décision et déterminent si les procédures appropriées avaient été respectées.

« Les Canadiens méritent de savoir si les politiciens, les employés libéraux et les fonctionnaires ont fait passer les décisions politiques avant la sécurité nationale, la défense et la préparation opérationnelle », a déclaré James Bezan, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Défense nationale. « La vérificatrice générale et la directrice parlementaire du budget doivent déterminer si une attention suffisante a été accordée à cette question et si les protocoles ont été respectés. »

Les conservateurs sont profondément préoccupés par le fait que le premier ministre et sa nouvelle Agence de l’investissement pour la défense aient pu se prononcer en faveur du GlobalEye sans examen approfondi ni consultation auprès de l’ARC ou d’autres responsables de la défense.

Par exemple, il est ressorti que Saab n’avait pas rencontré le ministère de la Défense nationale ni l’ARC au sujet des exigences opérationnelles du système avant plusieurs semaines après l’annonce.

L’évaluation technique qui a suivi a mis en évidence d’importantes lacunes dans les capacités du GlobalEye, notamment une couverture radar limitée, l’absence de ravitaillement en vol et une incompatibilité avec le réseau de données sécurisé du NORAD ainsi qu’avec d’autres exigences de connectivité des alliés.

« Tout cela laisse croire que le gouvernement libéral et l’Agence de l’investissement pour la défense ont négligé les procédures établies, laissant le favoritisme et la politique passer avant les besoins opérationnels des Forces armées canadiennes », a ajouté Jeff Kibble, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Approvisionnement à la Défense.

Les conservateurs s’engagent à mettre nos marins, nos soldats et nos aviateurs d’abord, et à s’assurer que les Forces armées canadiennes disposent de l’équipement dont elles ont besoin pour faire face aux menaces qui pèsent sur les Canadiens.