Ottawa (Ontario) – Aujourd’hui, Pierre Poilievre a demandé au premier ministre de mettre fin à l’interdiction des pétroliers imposée par les libéraux, après qu’il ait réaffirmé sa volonté de maintenir l’interdiction sur la côte ouest pendant que des pétroliers américains transportent régulièrement du pétrole d’Alaska le long des côtes de la Colombie-Britannique.
« L’interdiction sur la côte nord est ridicule : des pétroliers américains empruntent sans cesse ces mêmes eaux du Pacifique, de l’Alaska à la côte ouest des États-Unis », a déclaré la députée Shannon Stubbs. « Pourquoi Mark Carney soutient-il que des pétroliers américains transportent du pétrole américain de l’Alaska vers la Californie, mais dit qu’il n’est pas sécuritaire que du pétrole canadien soit acheminé vers l’Asie par les mêmes voies à partir de nos propres côtes? »
Les pétroliers américains transportent déjà du pétrole américain de l’Alaska vers la Californie en empruntant le même passage que les Canadiens n’ont pas le droit d’emprunter. Après avoir promis de diversifier nos échanges commerciaux au-delà des États-Unis, Mark Carney a imposé un tracé de pipeline qui facilite davantage la vente vers le marché californien que vers le marché asiatique.
Dans sa vidéo YouTube publiée cette semaine, Mark Carney a souligné que 96% de nos exportations de pétrole sont destinées aux États-Unis. Des sondages réalisés depuis l’année dernière ont révélé que la majorité des Britanno-Colombiens sont en faveur d’un nouveau pipeline, avec notamment 55% de soutien à la relance du projet Northern Gateway. La majeure partie de la capacité actuelle des pipelines vers la côte sud de la Colombie-Britannique est vendue au marché américain en 2025.
« Il faut environ trois jours de moins pour effectuer un aller-retour vers l’Asie depuis le nord de la Colombie-Britannique que depuis le sud de la province », a ajouté Pierre Poilievre. « Cela s’explique par la courbure de la Terre. C’est une simple question de géométrie : plus on va vers le nord, plus la courbe à parcourir pour atteindre l’autre côté de l’océan est courte. »
« Nous ne voulons pas d’un pipeline qui servira simplement à acheminer le pétrole vers le sud, jusqu’à la côte ouest de la Californie. Le but est de diversifier nos marchés commerciaux. », a conclu Pierre Poilievre. « Le meilleur moyen d’y parvenir est donc d’autoriser la construction d’un pipeline reliant Hardisty, en Alberta, à Prince Rupert ou à Kitimat, afin d’expédier un million de barils par jour vers l’Asie. »