Ottawa (Ontario) – Demain, le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires décidera s’il convient d’exiger des réponses concernant l’accord sur le pont international Gordie-Howe, et les libéraux auront l’occasion de se ranger du côté de la transparence.

Depuis trop longtemps, le Canada subit les intimidations et les abus du président américain Donald Trump et de son administration. Comme l’a déclaré Shuvaloy Majumdar, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable des Relations entre le Canada et les États-Unis, dans sa lettre adressée au premier ministre : « Les Canadiens en ont assez des menaces constantes, des tarifs sur nos produits. »

Le premier ministre Mark Carney et son gouvernement libéral ont répondu à ces manœuvres par concession après concession, sans parvenir à conclure un accord à long terme pour protéger nos travailleurs et nos entreprises.

Récemment, cela s’est traduit par la cession de la moitié des recettes nettes du pont international Gordie-Howe aux États-Unis, alors que l’accord initial de 2012 aurait permis au Canada de conserver l’intégralité des recettes du pont jusqu’à ce que le coût total de sa construction soit récupéré.

Pire encore, Mark Carney et le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, ont tous deux fait des déclarations publiques contredisant cet accord révisé avant que le texte intégral ne soit rendu public la semaine dernière.

Tout cela soulève plus de questions qu’il n’en résout, c’est pourquoi les conservateurs ont demandé au Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires d’examiner l’accord relatif au pont international Gordie-Howe et la façon dont il a été conclu. Demain, les libéraux du Comité auront l’occasion de faire passer les principes avant le parti et d’appuyer une étude sur cet enjeu.

L’Opposition officielle veut travailler avec le gouvernement et tous les partis pour protéger l’économie, les emplois et les communautés du Canada. Mais cela commence par comprendre la situation dans laquelle nous sommes.