Ottawa (Ontario)– Scott Aitchison, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable du Logement, a fait la déclaration suivante en réponse à la nouvelle annonce recyclée du premier ministre en matière de logement :

« La dernière conférence de presse du premier ministre n’est qu’une nouvelle présentation de projets déjà annoncés ou déjà en cours de construction, et elle ne contribuera en rien à la construction des millions de logements nécessaires pour rétablir la promesse de l’accès à la propriété pour les générations futures.

« Pendant la majeure partie de l’histoire de ce pays, le principe était simple : travaillez fort, économisez, et vous pourriez vous offrir une maison. Aujourd’hui, après 11 ans de gouvernement libéral, ce principe n’est plus valable, car les prix de l’immobilier au Canada ont augmenté de 28% plus vite que les revenus depuis 2015, ce qui constitue la pire performance du G7 selon l’OCDE.

« Cette situation d’abordabilité du logement, la pire du G7, ne s’est pas produite du jour au lendemain, et elle n’est pas due au fait que les Canadiens aient arrêté de travailler. Elle est due au fait que les libéraux ont dépensé des milliards en promesses, en annonces et en séances de photos, tout en bâtissant moins de logements que les Canadiens pourraient acheter.

« Bien que le premier ministre ait promis de doubler le nombre de mises en chantier, la Société canadienne d’hypothèques et de logement a indiqué le mois dernier que ce chiffre pourrait chuter de 21% d’ici 2028. Parallèlement, le Canada bâtit moins de la moitié des 430 000 à 480 000 mises en chantier dont nous avons besoin chaque année pour ramener l’abordabilité du logement à son niveau d’avant la pandémie.

« Parmi les logements en cours de construction, on trouve de manière disproportionnée des appartements et des condominiums plus petits destinés à la location, et non les maisons individuelles que les jeunes Canadiens rêvent de posséder. La construction de logements destinés à l’accession à la propriété a atteint son plus bas niveau en 30 ans en 2025, tandis que celle des logements locatifs a atteint un niveau record.

« BMO Marchés des capitaux l’a dit simplement : le Canada est en train de devenir une “nation de locataires”, la construction de logements destinés à l’accession à la propriété tombant à des niveaux que la banque qualifie de typiques des périodes de récession. Parallèlement, la directrice parlementaire du budget estime que le programme Maisons Canada n’ajoutera que 26 000 logements à l’offre nationale sur cinq ans : une erreur d’arrondi déguisée en plan d’action.

« Les conservateurs remplaceront les séances de photos par des mesures concrètes en réduisant la TPS sur tous les logements neufs de moins de 1,3 million de dollars, en collaborant avec les municipalités pour réduire les frais de développement et en récompensant celles qui approuvent plus de projets de logements. Nous voulons que le gouvernement se tasse du chemin pour que les bâtisseurs puissent bâtir, que les acheteurs puissent acheter et que chaque famille puisse avoir un endroit qu’elle puisse véritablement appeler son chez-soi. »