Ottawa (Ontario) – Hier, le projet de loi émanant d’un député conservateur C-235, présenté par Jeff Kibble, ministre du Cabinet fantôme responsable de l’Approvisionnement de la défense, a été adopté par la Chambre des communes et sera maintenant transmis au Sénat.

« Je suis honoré de voir la Loi sur le respect dû aux familles des personnes assassinées être adoptée en troisième lecture à la Chambre des communes », a déclaré le député Kibble. « Je me réjouis de passer le relais au Sénat concernant ce projet de loi, où je suis convaincu qu’il sera traité avec la même compassion et la même dignité que celles dont il a bénéficié à la Chambre des communes. »

Cette loi modifierait le Code criminel afin de permettre aux juges, après consultation du jury, de prolonger la période d’inadmissibilité à la libération conditionnelle d’une personne reconnue coupable de l’enlèvement, de l’agression sexuelle et du meurtre d’une même victime au cours d’un même événement ou d’une série d’événements, en exigeant que le criminel purge entre 25 et 40 ans d’une peine à vie avant de pouvoir prétendre à la libération conditionnelle.

Ainsi, bien après les faits, les familles ne seront plus forcées de retourner dans une salle d’audience pour faire face à la personne qui leur a enlevé un être cher et revivre ce traumatisme.

« Ce projet de loi est le fruit du travail acharné, du dévouement et du plaidoyer de nombreuses personnes », a poursuivi le député Kibble. « De Jo-Anne Landolt, dont la nièce Kimberly Proctor a été brutalement torturée et assassinée, à James Bezan, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Défense nationale, qui a été le premier à présenter ce projet de loi il y a plus de dix ans, cela a véritablement été un travail d’équipe. Je tiens à remercier sincèrement toutes les personnes qui ont soutenu ce projet de loi et contribué à le mener jusqu’à cette étape importante. »

« Il reste encore du chemin à parcourir », a conclu le député Kibble. « Je travaillerai avec mes collègues du Sénat pour mener ce projet de loi à la ligne d’arrivée et protéger les familles de la douleur d’une revictimisation dans le cadre de la procédure de libération conditionnelle. »