Ottawa (Ontario) — Le 15 juin 2012, Travis Baumgartner a tué par balle trois de ses collègues, à la manière d’une exécution, au Hub Mall de l’Université de l’Alberta.

En septembre 2025, Kerry Diotte, député conservateur d’Edmonton Griesbach, a présenté le « projet de loi Brian » en l’honneur de l’une des victimes, Brian Ilesic. 

Ce projet de loi, officiellement désigné sous le nom de C-243, mettrait fin à la pratique selon laquelle les meurtriers condamnés peuvent demander une audience de libération conditionnelle chaque année. À la place, après leur première audience, ils ne pourraient présenter une nouvelle demande qu’à intervalles de cinq ans, ce qui atténuerait le traumatisme profond subi par les familles des victimes, qui doivent actuellement endurer des audiences de libération conditionnelle année après année.

Si ce projet de loi est adopté, il stipulera qu’après avoir bénéficié de sa première audience de libération conditionnelle, un meurtrier ne pourra présenter une nouvelle demande que cinq ans après le rejet de sa première demande. Actuellement, les meurtriers condamnés peuvent demander une audience de libération conditionnelle chaque année. 

« Je ne peux pas imaginer devoir affronter chaque année la personne qui a tué votre fils ou votre fille », a déclaré le député Kerry Diotte.

Les parents de Brian, Mike et Dianne Ilesic, travaillent en étroite collaboration avec le député Kerry Diotte et espèrent que le projet de loi sera adopté.

« Ce projet de loi serait très important pour les familles des victimes de meurtre », a déclaré Mme Ilesic. « J’espère que tous les députés le soutiendront. »

Le projet de loi C-243 bénéficie du soutien de nombreuses organisations policières ainsi que de groupes de soutien aux victimes :

[traduction] « Le projet de loi C-243 vise à établir un équilibre entre les droits des criminels et ceux des familles des victimes en mettant en place un processus d’examen plus approprié pour les personnes purgeant une peine pour les infractions les plus graves. Nous soutenons l’élaboration et l’étude continues de ce projet de loi à l’étape du comité afin de garantir qu’il atteigne ses objectifs de protection des victimes et de justice. »

Le commissaire Thomas Carrique, président de l’Association canadienne des chefs de police 

[traduction] « Cette législation permettrait de réduire les traumatismes inutiles en alignant les examens de libération conditionnelle sur les délais prévus par la loi, tout en préservant l’intégrité du processus de libération conditionnelle. Il s’agit d’une mesure réfléchie et compassionnelle qui reconnaît que la justice doit tenir compte de l’impact à long terme des crimes violents sur les proches des victimes. »

Tom Stamatakis, président de l’Association canadienne des policiers

[traduction] « L’Association des policiers d’Ottawa se réjouit de voir quelqu’un s’exprimer sur la libération conditionnelle, car cela aurait dû être fait depuis longtemps. Le traumatisme que ces audiences répétées peuvent infliger aux familles des proches doit être pris en compte dans la prise de décision. »

Matthew Cox, président de l’Association des policiers d’Ottawa

[traduction] « Le projet de loi C-243 est une mesure de décence humaine fondamentale et ne devrait pas être considéré comme un enjeu partisan. La responsabilité pour les crimes les plus graves doit inclure la prise en compte des répercussions à long terme sur les victimes et les travailleurs qui font face à ces risques chaque jour. »

François Laporte, président de Teamsters Canada

Bernard Haggarty, secrétaire-trésorier de la section locale 362 des Teamsters

[traduction] « Le cycle des traumatismes répétés n’est pas justice. C’est de la cruauté par processus. Le projet de loi C-243 apporte un soulagement essentiel. Il reconnaît que les familles méritent un espace pour guérir, et non des rappels annuels de leur douleur la plus profonde. »

John Orr, président de l’Association des policiers de Calgary

[traduction] « Merci au député Kerry Diotte d’avoir pris l’initiative d’apporter des changements indispensables au système de libération conditionnelle du Canada… Nous nous réjouissons de la poursuite de cette collaboration et encourageons toutes les partis à renvoyer ce projet de loi en comité afin que les travaux puissent se poursuivre. »

Association des policiers de Toronto

De nombreux Canadiens ont également signé la pétition du député Diotte en faveur du projet de loi, qui est aujourd’hui en deuxième lecture à la Chambre des communes et devrait être voté d’ici la fin du mois.

« Je sais que les députés de tous les horizons politiques entendent souvent les Canadiens dire qu’ils ont l’impression que les criminels ont plus de droits que les victimes et leurs familles », a conclu le député Kerry Diotte. « C’est l’occasion de travailler ensemble, en tant que députés de tous les partis, pour faire adopter cette loi attendue depuis longtemps. »