Ottawa (Ontario) – Mark Carney a déclaré aux Canadiens qu’il mettrait en place « une économie canadienne » avec « un plan pour éliminer les obstacles au commerce intérieur » et à « éliminer toutes les barrières fédérales » d’ici la fête du Canada en 2025. Après avoir promis que « les entreprises puissent vendre leurs produits partout », les Canadiens sont toujours confrontés à un blocage du commerce intérieur pour leur propre vin, bière et spiritueux, ce qui prouve que ses promesses n’étaient qu’une illusion.
C’est pourquoi Dan Albas, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable des Transports, et Pierre Poilievre, chef de l’Opposition officielle et du Parti conservateur du Canada, ont annoncé le projet de loi C-262, qui permettrait à Postes Canada de collecter et de livrer de la bière, du vin et des spiritueux directement aux Canadiens dans tout le pays. Cela modifierait les règles existantes selon lesquelles les « boissons enivrantes » ne peuvent être expédiées qu’à l’intérieur d’une même province.
« Au 21e siècle, les achats en ligne sont monnaie courante grâce à leur large choix et à la facilité de la livraison à domicile », a déclaré le député Dan Albas. « Mais il y a encore une chose que la plupart des Canadiens ne peuvent pas acheter directement : l’alcool produit dans une autre province. Il est ridicule que, alors que nous voyons une augmentation des achats de produits canadiens, les gens ne peuvent pas acheter du vin, de la bière et des spiritueux canadiens. »
Dans de nombreux cas, ces règles facilitent l’envoi d’alcool produit au Canada vers des pays étrangers plutôt que vers d’autres provinces. Un producteur de l’Okanagan a déclaré qu’il était plus facile d’envoyer son vin mousseux à Londres, en Angleterre, qu’à London, en Ontario.
« Mark Carney a promis que nous aurions un libre-échange au Canada d’ici le 1er juillet 2025 », a déclaré Pierre Poilievre. « Pourtant, pour la plupart des Canadiens, il est plus facile d’acheter du vin à l’étranger que dans d’autres provinces. Le Canada doit devenir plus fort chez lui, et cela commence par augmenter les échanges commerciaux avec nous-mêmes. Ce projet de loi va renforcer nos entreprises et va nous rendre plus autonomes, nous donnant un meilleur levier de négociation à l’international. »
« Depuis trop longtemps, les vignobles canadiens font face à plus d’obstacles pour vendre du vin dans une autre province que dans un autre pays », a déclaré Ron Kubek, propriétaire de Lightning Rock Winery. « Dan Albas est l’un des rares élus prêts à remettre ce système en question. Ce projet de loi place enfin les consommateurs et les petits producteurs d’abord ».
Le projet de loi s’appuie sur des initiatives précédentes des conservateurs présentées en 2020 visant à permettre la livraison de boissons alcoolisées entre les provinces. Une pétition appuyant un projet de loi antérieur avait d’ailleurs recueilli des milliers de signatures. Pourtant, malgré l’appui de l’industrie et des consommateurs, ainsi qu’un cadre stratégique prêt à être mis en œuvre, les libéraux n’ont pas réussi à éliminer cet obstacle au commerce.
« Permettre aux petits et moyens producteurs de rejoindre des clients partout au pays les aiderait à croître et renforcerait notre économie », a déclaré Jasmin Guénette, vice-président aux affaires nationales de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante. « Les Canadiens veulent pouvoir acheter de la bière, du vin et des spiritueux auprès de producteurs situés n’importe où au pays. Autoriser la libre circulation de ces produits offrirait un plus grand choix et soutiendrait les petites entreprises canadiennes. »
« Les conservateurs ont toujours cru au libre-échange, et il n’y a personne de mieux avec qui commercer que nous-mêmes », a conclu le député Dan Albas. « Mon projet de loi va offrir plus de choix aux Canadiens, soutenir nos entreprises et nos producteurs en élargissant leur clientèle, et renforcer les économies locales partout dans notre grand pays. »