Ottawa (Ontario) – Les Canadiens ne peuvent pas se permettre de continuer à subventionner des véhicules électriques qu’ils ne peuvent pas s’offrir et qui ne sont pas fabriqués ici par nos travailleurs.
L’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement de Mark Carney gaspille 97 millions de dollars provenant des contribuables dans le cadre de son obsession environnementale. Sur cette somme, 84 millions de dollars seront consacrés à des bornes de recharge pour véhicules électriques à travers le pays, sans aucun lien entre le montant du financement et le nombre de chargeurs livrés. Par exemple, dans un cas, 210 000 dollars vont permettre d’acheter 42 chargeurs à Mississauga, tandis que 200 000 dollars vont permettre d’en livrer que 24 à Vancouver.
Plus de 7 millions de dollars provenant de l’annonce d’aujourd’hui seront consacrés à des « projets d’éducation et de sensibilisation », qui reviendront à des lobbyistes idéologiques financés par les contribuables au nom du gouvernement.
Cela ne fait qu’ajouter de l’huile sur le feu après l’annonce faite la semaine dernière selon laquelle les libéraux vont dépenser 2,3 milliards de dollars pour subventionner principalement des véhicules électriques fabriqués à l’étranger. Les conservateurs ont fait le calcul et ont constaté qu’en 2023, 99 % des crédits sur les véhicules électriques iront à des voitures fabriquées à l’étranger.
Le secteur automobile canadien est en difficulté. Depuis 2016, la fabrication de véhicules a été réduite de près de moitié, passant de 2,3 millions de voitures par an à 1,2 million en 2025. Le PIB réel de la fabrication automobile a encore baissé de 10 % rien qu’en novembre, et 5 000 travailleurs du secteur automobile ont été congédiés au cours de l’année dernière.
Alors que Donald Trump vise à détruire l’industrie automobile canadienne, les Canadiens ne devraient pas être contraints de subventionner un seul véhicule fabriqué aux États-Unis, d’autant plus que les fabricants délocalisent leur production et les emplois des Canadiens vers les États-Unis.
Le Canada ne fabrique qu’un seul véhicule entièrement électrique qui sera admissible au crédit, le Dodge Charger électrique, dont le prix affiché est de 54 790 dollars, alors que le prix de détail moyen d’un véhicule électrique neuf était de près de 70 000 dollars au troisième trimestre 2025.
Les libéraux ont rejeté les solutions conservatrices qui stimuleraient le secteur de la fabrication automobile au Canada et protégeraient les travailleurs. Les conservateurs ont proposé de réduire la TPS sur les véhicules fabriqués au Canada lors des élections de 2025. Hier encore, le ministre des Finances a qualifié de « malversion politique » une simple demande visant à utiliser les pouvoirs dont il dispose en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu pour réduire le montant de la retenue d’impôt sur les indemnités de congédiement de 1 200 anciens employés de l’usine CAMI de GM à Ingersoll, en Ontario.
En vertu de l’article 153 de la Loi de l’impôt sur le revenu, les déductions ou retenues sont déterminées « selon les modalités réglementaires », qui sont énoncées dans les règlements. Le ministre pourrait proposer une modification réglementaire limitée et temporaire afin de réduire le taux de retenue obligatoire sur les indemnités de congédiement forfaitaires des travailleurs de l’usine CAMI, pendant que des réformes plus larges et permanentes sont élaborées.
Ces travailleurs ne peuvent pas attendre un an pour récupérer leur argent, ils doivent payer leur épicerie et leur hypothèque dès maintenant.
Les Canadiens attendent toujours que les libéraux concluent l’accord commercial qu’ils avaient promis de conclure avec les États-Unis avant le 21 juillet.
Les conservateurs vont toujours être solidaires des familles de cols bleus qui travaillent fort et qui sont touchées par ces tarifs américains injustes et nuisibles.