Ottawa (Ontario) – L’honorable Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur du Canada et de l’Opposition officielle, a fait la déclaration suivante au sujet de la compétitivité du pétrole canadien après l’intervention des États-Unis au Venezuela :
« Ce matin, Mark Carney a déclaré que le pétrole canadien resterait “compétitif » parce qu’il est “à faible risque”, “à faible coût” et à “faible teneur en carbone”. Les Canadiens méritent de connaître la vérité : le retour du Venezuela sur les marchés mondiaux du pétrole constitue une menace spécifique pour le pétrole des sables bitumineux canadiens, contrairement au pétrole saoudien ou à d’autres pétroles bruts légers. Et nous ne pouvons pas nous permettre de retarder toute mesure qui protégera notre souveraineté et nous permettra de trouver de nouveaux clients, en particulier un pipeline vers la côte Pacifique.
« De nombreuses raffineries américaines, en particulier sur la côte du Golfe, sont spécialement conçues pour traiter le brut lourd, un type de pétrole que l’on ne trouve qu’au Canada et au Venezuela. Elles ont investi des milliards dans des équipements spécialisés, notamment des unités de cokéfaction, qui ne sont rentables que lorsqu’elles sont alimentées en barils lourds. Pendant des années, bon nombre de ces mêmes raffineries ont utilisé du pétrole brut lourd vénézuélien jusqu’à ce que les sanctions y mettent fin et qu’elles se tournent vers le pétrole canadien.
« Si l’approvisionnement vénézuélien revient, les raffineries de la côte du Golfe, comme Marathon Petroleum à Garyville, Valero à Corpus Christi et Chevron à Pascagoula, peuvent facilement passer du pétrole canadien au pétrole vénézuélien sans avoir à se rééquiper de manière importante. En termes simples : pour chaque baril de pétrole vénézuélien traité par les États-Unis, un baril de pétrole canadien sera remplacé, d’abord sur la côte du Golfe, puis dans le Midwest, car ils se font concurrence pour la même capacité de raffinage limitée et spécialisée.
« En d’autres termes, nous avons besoin d’autres clients. Rapidement.
« Si nous ne parvenons pas à convaincre le gouvernement fédéral de ne pas s’opposer à la construction d’un pipeline vers le Pacifique, nous risquons de subir d’énormes pertes en termes d’emplois, de recettes fiscales et de souveraineté. Le Canada doit diversifier ses marchés au-delà des États-Unis, qui sont son seul client. La première et la plus rapide façon d’y parvenir est d’approuver et de construire un pipeline vers le Pacifique.
« Les Canadiens n’ont pas besoin de nouvelles séances de photos et de paroles rassurantes, ils ont besoin que le premier ministre se tasse du chemin, accorde un permis et laisse les investisseurs privés et les travailleurs qualifiés construire un pipeline vers le Pacifique. Je suis prêt à travailler avec le premier ministre et n’importe quel parti à tout moment pour protéger nos travailleurs et défendre notre souveraineté. »