Ottawa (Ontario) – John Barlow, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, et Stephanie Kusie, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable du Commerce international, ont fait la déclaration suivante en réponse à l’annonce des libéraux concernant l’octroi de 4 millions de dollars pour la commercialisation du bœuf dans le cadre du programme Agri-marketing :
« Le bœuf canadien est reconnu mondialement pour sa qualité et sa durabilité. Le défi auquel font face nos producteurs n’est pas de convaincre les clients d’acheter du bœuf canadien, c’est de convaincre ce gouvernement libéral de se battre pour les éleveurs canadiens à la table des négociations.
« L’annonce d’hier est une allocation provenant de l’enveloppe de financement d’Agri-marketing qui avait déjà été annoncée plus tôt cette année. Bien que le soutien au développement des marchés soit le bienvenu, les dollars investis en commercialisation ne peuvent compenser une mauvaise politique commerciale ou l’échec des libéraux à garantir un accès réel aux marchés.
« L’industrie canadienne du bœuf est l’une des plus grandes réussites agricoles de notre pays. Elle soutient plus de 347 000 emplois, contribue pour plus de 50 milliards de dollars à l’économie canadienne et génère des milliards de dollars d’exportations chaque année. Les producteurs ont fait leur part en bâtissant une réputation de classe mondiale. Ils méritent un gouvernement qui fera la sienne en veillant à ce que le bœuf canadien puisse réellement atteindre les marchés qui le demandent.
« Au lieu de cela, la politique commerciale des libéraux continue de désavantager les producteurs canadiens. Les exportations de bœuf canadien vers le Royaume-Uni sont restées pratiquement inexistantes tout au long de 2024 et en 2025 parce que des barrières non tarifaires continuent de bloquer un accès significatif. Parallèlement, les exportations de bœuf du Royaume-Uni vers le Canada ont augmenté, passant de 16,6 millions de dollars en 2023 à 42,5 millions de dollars en 2024, soit une hausse de 156%. Un déséquilibre commercial massif dans le secteur du bœuf persiste également avec l’Union européenne en raison de barrières commerciales non tarifaires non résolues.
« L’approche du gouvernement vis-à-vis du Mercosur soulève des inquiétudes similaires. Les importations de bœuf du Mercosur ont augmenté de 238% entre 2021 et 2025, 70% d’entre elles étant soumises au tarif existant. Il n’y a aucune occasion commerciale pour le bœuf canadien au sein du Mercosur. Pourtant, le gouvernement libéral s’obstine à précipiter un accord commercial au détriment de notre secteur de l’élevage, compromettant ainsi notre précieuse relation commerciale nord-américaine pour le bœuf en pleines négociations cruciales de l’ACEUM.
« Les producteurs bovins canadiens ne demandent pas le ciel, ils demandent un gouvernement qui va les défendre, qui va exiger un commerce équitable et réciproque, et qui va cesser de traiter l’agriculture comme un moyen de pression dans les négociations internationales.
« Les éleveurs canadiens produisent déjà le meilleur bœuf au monde. Ils ont besoin d’un gouvernement qui est tout aussi déterminé à le vendre qu’ils le sont à le produire. »