Ottawa (Ontario) – Raquel Dancho, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Industrie, a fait la déclaration suivante au sujet de l’ouverture de l’usine de batteries NextStar Energy à Windsor, en Ontario :
« Bien que tout emploi créé pour les travailleurs canadiens de l’automobile soit le bienvenu, de sérieuses questions demeurent quant à la stabilité et à la durabilité de ces emplois à long terme, compte tenu de l’incertitude croissante qui entoure la stratégie du gouvernement fédéral en matière de véhicules électriques.
« Ces dernières années, les libéraux ont versé des dizaines de milliards de dollars provenant des contribuables pour subventionner la chaîne d’approvisionnement des véhicules électriques, mais plusieurs projets fortement subventionnés dans ce secteur sont déjà en difficulté ou ont vu leur envergure réduite.
« L’incapacité des libéraux à garantir des emplois pour les investissements publics signifie que des milliers de familles se retrouvent aujourd’hui sans travail. Nous avons vu 1 200 travailleurs licenciés à l’usine CAMI d’Ingersoll, où étaient produits les fourgonnettes électriques de livraison BrightDrop, et 3 000 travailleurs licenciés chez Stellantis à Brampton après le transfert de la production du Jeep Compass aux États-Unis.
« Ces développements soulèvent des questions légitimes quant à savoir si des subventions importantes suffisent à elles seules à garantir des emplois dans le secteur de la fabrication au Canada.
« Avant les tensions commerciales actuelles et les tarifs imposés par les États-Unis, le secteur automobile canadien et les industries connexes employaient plus de 600 000 Canadiens et contribuaient à hauteur de 16,5 milliards de dollars à notre économie. Il s’agit de travailleurs hautement qualifiés dont les moyens de subsistance dépendent de la compétitivité du Canada dans le secteur de la fabrication en Amérique du Nord.
« Parallèlement, le gouvernement fédéral continue de prévoir des subventions pour l’achat de véhicules électriques qui vont être en grande partie fabriqués à l’extérieur du Canada, notamment aux États-Unis. Et ce, tout en autorisant l’entrée de dizaines de milliers de véhicules électriques chinois sur le marché canadien, ce qui soulève des préoccupations en matière de sécurité et augmente la pression concurrentielle pour nos fabricants.
« À une époque où notre secteur automobile est déjà sous pression, l’argent des contribuables devrait être consacré au renforcement de la production nationale et à la protection de nos emplois. Les conservateurs ont proposé une mesure simple et pratique pour soutenir l’industrie manufacturière canadienne : éliminer la taxe de vente fédérale sur l’achat de véhicules neufs fabriqués au Canada.
« Il est essentiel pour notre pays de conclure un accord sans tarifs dans le secteur automobile afin de protéger les emplois que nous avons aujourd’hui et les investissements que nous souhaitons attirer demain. Malheureusement, il ne semble pas que le gouvernement libéral soit plus près d’atteindre cet objectif qu’il ne l’était il y a un an.
« Les conservateurs estiment que nous devons exploiter les atouts de notre économie, notamment nos ressources naturelles, notre main-d’œuvre qualifiée et notre capacité industrielle, afin d’obtenir de meilleures conditions pour nos travailleurs. Nous allons continuer de mettre de l’avant des politiques qui font du Canada l’endroit le plus concurrentiel au monde pour bâtir, investir et créer des emplois. »