Ottawa (Ontario) – L’honorable Michelle Rempel Garner, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Immigration, a fait la déclaration sur le fait que les libéraux négligent les lacunes en matière de contrôle dans leur stratégie de sécurité nationale faible :
« Aujourd’hui, le gouvernement libéral a publié sa stratégie de sécurité nationale, qui est extrêmement faible. Elle passe complètement sous silence l’une des plus grandes préoccupations du Canada en matière de sécurité : les lacunes connues dans le contrôle de sécurité des non-citoyens souhaitant entrer au Canada. Il s’agit d’un problème majeur, d’autant plus que le premier ministre Mark Carney a récemment laissé entendre qu’il y aurait une hausse des niveaux d’immigration.
« Les niveaux d’immigration fixés par les libéraux continuent de dépasser la capacité du gouvernement à examiner correctement les personnes entrant dans le pays. Les données le prouvent. Les demandes de vérification adressées au SCRS concernant des non-citoyens souhaitant entrer au Canada ont atteint le chiffre record de 538 000 en 2024. Le nombre de dossiers en attente de vérification à l’ASFC a explosé pour atteindre environ 195 000, et les dossiers de résidence permanente renvoyés pour une vérification complète devraient prendre des années à être traités.
« L’affaire Ahmed Eldidi démontre à quel point le système est brisé. Il est entré au Canada en 2018, a passé plusieurs contrôles de sécurité et a obtenu la citoyenneté en mai 2024. Deux mois plus tard, il a été inculpé d’infractions de terrorisme associées à l’État islamique, liées à une vidéo de 2015 qui circulait en ligne depuis des années. Si notre système de contrôle ne parvient pas à détecter une vidéo terroriste diffusée publiquement, les Canadiens méritent de savoir pourquoi.
« Les lettres d’acceptation, documents d’emploi et autres pièces justificatives frauduleuses sont monnaie courante dans les demandes déposées par des non-citoyens cherchant à entrer au Canada avec différents types de permis. Ce constat a été confirmé en début d’année lorsque la vérificatrice générale a mis en évidence des lacunes majeures dans la capacité du gouvernement à détecter la fraude au sein du système de visas pour étudiants étrangers.
« De plus, le processus en soi-disant une seule étape de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) destiné aux demandeurs d’asile suscite des inquiétudes chez les agents des frontières, qui estiment qu’il limite les possibilités de vérifier rapidement les récits et de signaler les risques pour la sécurité avant l’admission des personnes.
« Même lorsque le système signale une personne, il donne rarement suite. Les données publiques de l’ASFC montrent que les renvois pour des motifs purement liés à la sécurité nationale restent extrêmement rares. Ces dernières années, les cas relevant de la sécurité nationale n’ont représenté qu’une infime fraction des renvois effectués, et les inventaires publiés par l’agence ne répertorient systématiquement qu’une douzaine de personnes à la fois dans la catégorie « sécurité ». Malgré le volume des signalements soumis à vérification et le nombre de cas soulevant des préoccupations en matière de sécurité nationale, le taux de conversion entre l’identification et le renvoi effectif reste très faible.
« À l’heure actuelle, les libéraux ne savent même pas qui a quitté le Canada et qui est encore ici. Par exemple, sur les 39 500 étudiants étrangers tenus de partir en 2024, l’ASFC n’a pu confirmer que le départ d’environ 16 000 d’entre eux. Les responsables de l’ASFC ont déclaré au Parlement qu’ils ne disposaient d’aucun moyen automatisé pour signaler les dépassements de durée de séjour autorisée, et environ 33 000 personnes figurent sur la liste des personnes recherchées par l’ASFC après ne s’être pas présentées pour leur renvoi.
« Pire encore, le système pourrait signaler des personnes innocentes. Par exemple, la communauté persane souhaite des critères clairs et publics permettant de distinguer les conscrits forcés du Corps des gardiens de la révolution islamique des hauts responsables et des leaders terroristes.
« Alors même que le système de sécurité canadien a déjà prouvé son incapacité à contrôler les personnes qui entrent dans le pays, les libéraux prévoient une hausse des niveaux d’immigration au Canada. Ce n’est pas acceptable.
« La stratégie de sécurité nationale nécessite des réformes concrètes et mesurables pour le contrôle des non-citoyens souhaitant entrer au Canada. Elle doit examiner correctement les personnes avant leur arrivée, savoir quand elles partent et réduire les niveaux globaux d’immigration afin que des changements efficaces puissent être mis en œuvre. »