Ottawa (Ontario) – Les Canadiens méritent de se sentir en sécurité chez eux et dans leur quartier. Pourtant, après des années de politique libérale d’arrestation et de remise en liberté, ce n’est pas le cas. Depuis 2015, les crimes violents ont augmenté de près de 55 %, les homicides ont bondi de près de 30 %, le nombre d’agressions sexuelles a explosé de plus de 75 % et les crimes commis avec une arme à feu ont grimpé en flèche de 130 %.
En conséquence, plus de la moitié des Canadiens déclarent ne plus se sentir en sécurité dans leur quartier. C’est pourquoi les conservateurs ont présenté la Loi sur la prison, pas la liberté sous caution afin de mettre fin au « principe de modération » libéral qui a échoué et de durcir les conditions de libération sous caution pour les récidivistes violents.
L’automne dernier, Pierre Poilievre a appelé le premier ministre à tenir sa promesse d’« agir avec détermination » pour mettre fin aux politiques libérales permissives en matière de criminalité, en soutenant ce projet de loi. Aujourd’hui, les libéraux ont choisi de ne pas donner suite à ses paroles en votant contre le projet de loi.
La Loi sur la prison, pas la liberté sous caution aurait :
- Abrogé et remplacé le « principe de modération » des libéraux par une directive stipulant que la protection et la sécurité du public doivent être la priorité absolue.
- Introduit une nouvelle catégorie d’« infractions graves » assortie de conditions de libération sous caution avec renversement du fardeau de la preuve pour les accusations liées aux armes à feu, aux crimes sexuels, à l’enlèvement, à la traite des êtres humains, à la violation de domicile, au vol qualifié, à l’extorsion, à l’incendie criminel et aux agressions.
- Renforcé les lois sur la libération sous caution en obligeant les juges à prendre en compte l’ensemble des antécédents criminels de l’accusé, en empêchant toute personne condamnée pour une infraction grave au cours des dix dernières années, alors qu’elle était en liberté sous caution et accusée d’une infraction grave, de bénéficier d’une libération sous caution, et en durcissant la norme d’évaluation des risques, qui passe de « probabilité marquée » à « raisonnablement prévisible ».
- Interdit à toute personne ayant fait l’objet d’une condamnation pour un acte criminel d’agir en tant que garant, a imposé aux juges de faire respecter les conditions de libération sous caution par les garants, et a exigé des non-résidents qu’ils remettent leur passeport sur demande.
Le projet de loi avait reçu le soutien de l’Association des policiers de Toronto et, lors de son annonce l’année dernière, Pierre Poilievre était accompagné de représentants de l’Association canadienne des policiers et de l’Association des policiers de Peel. Il bénéficiait également du soutien de familles et de défenseurs des droits des victimes, notamment la famille de Bailey McCourt et l’organisation End Violence Everywhere.
Au lieu de simplement abroger les politiques libérales ratées en matière de libération sous caution, Mark Carney a présenté des demi-mesures visant à copier le projet de loi des conservateurs sans revenir sur une décennie de lois permissives en matière de criminalité qui ont affaibli les peines d’emprisonnement et permis aux gangs et aux extorqueurs de faire la loi dans nos rues.
Après une décennie de chaos, les libéraux refusent toujours de veiller à ce que le système de justice soutienne les victimes, et non les récidivistes violents. Les conservateurs vont toujours se battre pour rétablir la sécurité dans nos rues.