Ottawa (Ontario) – Le secteur automobile canadien est en déclin depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux. Nos industries produisent moins de véhicules, vendent moins de voitures canadiennes et emploient moins de travailleurs. Les conservateurs ont déposé une motion de l’opposition visant à relancer notre fier secteur automobile afin d’être plus autonome et d’avoir un levier de négociation plus fort à l’étranger.
« Les travailleurs de l’automobile canadiens sont parmi les meilleurs au monde et méritent un plan concret pour faire face à cette crise », a déclaré Kyle Seeback, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable du Travail. « Plus de 600 000 personnes à l’échelle nationale, directement ou indirectement, gagnent leur vie grâce à la fabrication automobile. Aujourd’hui, ces emplois sont menacés. »
Après plus de dix ans de gouvernement libéral, les résultats sont clairs : la production automobile a été réduite de près de moitié depuis 2015, tandis que l’incapacité de Mark Carney à conclure tel que promis un accord avant juillet de l’année dernière, a coûté 2 milliards de dollars en tarifs sur les voitures canadiennes. Cela a eu des répercussions sur des milliers de travailleurs qui ont perdu leur emploi à l’usine CAMI de GM à Ingersoll, à l’usine GM à Oshawa, à l’usine de Stellantis à Brampton et à l’usine Paccar à Sainte-Thérèse.
Ce n’est pas par manque de demande : les Canadiens ont acheté 1,9 million de véhicules neufs l’année dernière. Mais nous n’en avons fabriqué que 1,2 million, 90 % des véhicules vendus au Canada étant importés et la moitié provenant des États-Unis. Sous Mark Carney, les emplois et les investissements canadiens fuient vers le sud tandis qu’il tente de vendre l’illusion que le Canada peut remplacer un marché automobile nord-américain intégré par des ventes de véhicules électriques à l’étranger.
Le plan des libéraux entraînerait la mort de l’industrie automobile canadienne. Les conservateurs se battent pour rétablir la production automobile dans notre pays grâce à une motion demandant aux libéraux d’adopter le plan conservateur pour un pacte automobile sans tarifs avec les États-Unis, qui est la destination de plus de 90 % des véhicules fabriqués au Canada. Si elle est adoptée, la motion va demander au gouvernement d’obtenir un accès sans tarifs au marché américain, et de sauver l’industrie automobile canadienne en :
- facilitant la fabrication et l’achat de produits canadiens en supprimant la TPS sur tous les voitures fabriquées au Canada, en mettant fin aux obligations et aux subventions contre-productives des libéraux pour les véhicules électriques, et en harmonisant les réductions des émissions d’échappement avec nos partenaires nord-américain ;
- ramenant la production au pays grâce à la performance en mettant en place une règle selon laquelle, pour chaque voiture produite au Canada, le même fabricant pourrait vendre au Canada, en franchise de droits, une voiture provenant d’un partenaire de l’ACEUM, sur la base d’un dollar pour un dollar, à la manière du Pacte de l’automobile entre le Canada et les États-Unis de 1965 ;
- protégeant les chaînes d’approvisionnement nord-américaines en maintenant le contenu nord-américain minimum de 75 % et les règles d’origine existantes de l’ACEUM ;
- développant la sécurité et la technologie automobiles en créant une norme nord-américaine harmonisée en matière de cybersécurité et de protection de données, tout en interdisant les voitures utilisant des logiciels liés à la Chine ou à la Russie ; et
- faisant preuve de fermeté face au commerce déloyal en s’alignant avec nos partenaires nord-américains sur les tarifs chinois s’ils acceptent ce plan, afin d’exercer un maximum de pression lors des renégociations de l’ACEUM.
Depuis son annonce par le chef de l’opposition Pierre Poilievre, le plan automobile des conservateurs a été salué par le président de la section locale 222 d’Unifor, Jeff Gray, comme « un plan de gros bon sens visant à protéger les emplois de milliers de travailleurs du secteur automobile ontarien… qui rétablit les niveaux de production antérieurs et assure un avenir à long terme ». Le président et chef de la direction de l’Association canadienne des constructeurs de véhicules, Brian Kingston, a confirmé que le plan des conservateurs vise à « rendre la fabrication automobile au Canada plus attrayante ».
« Il s’agit d’un plan concret et réalisable pour doubler la production automobile du Canada et rétablir les emplois bien rémunérés qui ont été perdus », a conclu le député Kyle Seeback. « Les libéraux ont l’occasion de montrer leur soutien à cette motion et aux emplois qu’elle protège. »
La motion de l’opposition présentée aujourd’hui propose des solutions concrètes pour renforcer un secteur qui fait vivre des centaines de milliers de familles canadiennes. Les conservateurs vont toujours se battre pour les travailleurs canadiens, vont défendre leurs emplois et vont bâtir un secteur automobile résilient afin que le Canada soit maître chez lui et plus fort à l’étranger.