Ottawa (Ontario) – Raquel Dancho, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Industrie, et Shelby Kramp-Neuman, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable du Commerce canado-américain, ont fait la déclaration suivante concernant la réponse du gouvernement aux tarifs américains actuels :

« L’annonce d’aujourd’hui confirme ce que les travailleurs et les entreprises canadiennes savent déjà : aucun accord n’est prévu dans un avenir proche. Bien que Mark Carney ait été élu sur cette promesse précise il y a tout juste un an, le Canada a fait des concessions sans rien obtenir en retour. Les entreprises sont confrontées à des coûts plus élevés et à une plus grande incertitude.

« Un vrai répit ne vient pas des programmes de prêts gouvernementaux, mais de la réduction ou de l’élimination des tarifs. Les prêts ne rétablissent pas la compétitivité. Ils ajoutent des dettes supplémentaires aux entreprises en difficulté alors que la source du problème demeure.

« Cela est particulièrement vrai pour des secteurs comme la fabrication de moules industriels, où les travailleurs produisent les outils et les moules qui rendent possible toute la fabrication en aval. Lorsque ces industries en amont sont touchées, l’impact ne s’arrête pas là. Il se répercute sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, mettant en péril la production, les investissements et les emplois dans l’ensemble du secteur manufacturier canadien. Et lorsque ces industries partent, elles ne reviennent pas.

« Des liquidités à court terme peuvent aider certaines entreprises à survivre un trimestre de plus, mais ce n’est pas une solution. Une fois ces programmes arrivés à leur terme, les entreprises seront toujours confrontées aux mêmes tarifs, à la même incertitude et à la même inaction de la part de ce gouvernement. Jonathon Azzopardi, président de Laval Tool, a été clair : “Les tarifs sont désormais le problème.”

« Interrogée sur l’utilisation des fonds de secours pour verser des bonus aux dirigeants, la ministre Mélanie Joly s’est contentée d’invoquer le fait qu’il y avait “toujours” des règles, malgré des prêts similaires accordés aux compagnies aériennes en 2021 qui ont servi à verser des millions de dollars en bonus aux dirigeants.

« Les libéraux devraient plutôt se concentrer sur ce que le Canada peut contrôler. Au lieu de renforcer notre économie chez nous, ils continuent d’alourdir la bureaucratie, de ralentir les autorisations et de mettre en place des politiques qui rendent plus difficile la construction, la production et la compétitivité.

« Si le Canada veut conclure un accord avec les États-Unis, nous avons besoin d’un levier de négociation. Et ce levier découle de nos points forts : notre énergie, nos minéraux critiques et notre capacité à fournir les ressources dont dépend l’industrie nord-américaine.

« Les conservateurs croient que nous devons développer ces points forts, exploiter nos ressources, accroître notre capacité de production et créer les conditions propices à l’investissement afin que le Canada puisse négocier en position de force.

« Le secteur manufacturier canadien ne peut se permettre une autre année d’inaction. Nous devons devenir plus forts chez nous, rétablir notre compétitivité et utiliser cette force pour obtenir un soulagement tarifaire et défendre les emplois canadiens.

« Les conservateurs vont continuer de faire pression pour obtenir de vraies solutions. Les travailleurs canadiens méritent mieux que des programmes temporaires. Ils méritent un plan qui donne des résultats, protège nos industries et redonne au Canada le contrôle de son avenir économique. »