Ottawa (Ontario) – Shannon Stubbs, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Énergie et des Ressources naturelles, a fait la déclaration suivante au sujet des récents témoignages devant le comité concernant le Bureau des grands projets :

« Lorsque les Canadiens ont voté en 2025, le premier ministre Mark Carney avait promis de relancer la construction à un rythme jamais vu. Un an plus tard, les Canadiens se sont retrouvés avec le plus faible niveau d’investissement par travailleur, la deuxième pire productivité et le deuxième taux de chômage le plus élevé du G7.

« Mardi, les députés conservateurs ont interrogé le ministre Dominic LeBlanc et la première dirigeante Dawn Farrell sur l’absence de résultats du Bureau des grands projets de Mark Carney. Huit mois après la création du Bureau des grands projets, 275 projets ont été soumis, mais pas un seul n’a été désigné comme étant d’intérêt national pour le Canada – ce que le ministre LeBlanc a qualifié, de manière déroutante, de “bonne nouvelle”.

« Ce qui est encore plus troublant, c’est que cinq mois après le protocole d’entente tant vanté de Mark Carney avec l’Alberta, ni le ministre LeBlanc ni Mme Dawn Farrell n’ont voulu confirmer si le premier ministre considérait qu’un pipeline vers le Pacifique était dans l’intérêt national. Cela a démontré que les libéraux ne semblent pas vouloir d’un pipeline, ce qui est d’autant plus accablant que le premier ministre lui-même l’avait promis.

« Les témoignages de cette semaine ont également soulevé des questions quant à la surveillance adéquate des activités du Bureau des grands projets. Mme Dawn Farrell n’a pas su expliquer comment le personnel relié au secteur privé est protégé contre d’éventuels conflits d’intérêts ou empêché de recevoir un complément de salaire de la part de leur ancien employeur. Elle a également révélé que la propriété canadienne d’un projet n’entre pas en ligne de compte dans les recommandations du Bureau des grands projets, tandis que le ministre LeBlanc ignorait que des entreprises publiques chinoises et d’autres pays étrangers participent à des projets soumis au Bureau des grands projets malgré le fait que la Loi visant à bâtir le Canada exige que le ministre lui-même examine les investissements provenant de pays hostiles dans des projets d’intérêt national.

« Les conservateurs veulent créer une véritable croissance économique en allégeant la bureaucratie et les formalités administratives, grâce à une énergie abordable et abondante, à une faible inflation et à des impôts peu élevés, à la libre concurrence sur le marché et à l’autonomie nationale. C’est de cette façon qu’on pourra réellement devenir “maître chez nous”. »