Ottawa (Ontario) – Aujourd’hui, Leslyn Lewis, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Infrastructure, et Kelly Block, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement, expriment de sérieuses préoccupations après que de nouvelles révélations ont confirmé que des milliards de dollars provenant de la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) ont été versés à des projets fortement dépendants d’entreprises étrangères et que les libéraux ne soutiennent pas les travailleurs canadiens malgré leurs promesses répétées d’adopter une approche « Achetez canadien ».

« Les dépenses d’infrastructure devraient être orientées de manière à protéger et à soutenir les emplois bien rémunérés ici, chez nous, surtout à un moment où les travailleurs canadiens sont confrontés aux tarifs américains et à la pression économique », a déclaré la députée Leslyn Lewis. « On a promis aux Canadiens que leurs impôts serviraient à soutenir les emplois et l’industrie du Canada. Au lieu de cela, ce gouvernement envoie ces opportunités à l’étranger, dans des pays comme la Chine. »

En réponse aux questions des conservateurs, le gouvernement a admis que des dizaines de projets financés depuis 2017 sont liés à des entreprises étrangères, qu’il s’agisse de fournisseurs, d’entrepreneurs, d’investisseurs ou de constructeurs navals, dans des pays tels que la Chine, les États-Unis et l’Europe.

Ces révélations mettent en lumière des contrats avec des entreprises étrangères fournissant des infrastructures solaires en Saskatchewan, en Colombie-Britannique et en Alberta, du matériel de télécommunications étranger en Ontario, ainsi qu’un projet de 1 milliard de dollars pour BC Ferries attribué à un chantier naval appartenant à Pékin.

« À un moment où les travailleurs canadiens des secteurs clés sont déjà confrontés à l’incertitude, le gouvernement libéral continue de choisir de s’appuyer sur des fournisseurs étrangers pour les infrastructures essentielles au lieu de renforcer notre propre main-d’œuvre et nos chaînes d’approvisionnement », a ajouté la députée Leslyn Lewis.

Le gouvernement a également admis que sa politique tant vantée « Achetez canadien » n’est pour l’instant que de la rhétorique, aucun contrat n’ayant encore été signé depuis. Alors que les libéraux prétendent soutenir les travailleurs canadiens, leur propre banque admet qu’elle ne fait qu’« encourager » l’utilisation de biens et de services canadiens.

Les conservateurs réclament une transparence totale sur les marchés publics et la participation étrangère dans les chaînes d’approvisionnement nationales afin de soutenir les travailleurs et les industries canadiennes.

« Les Canadiens ont entendu parler du “maple washing” à l’épicerie, mais nous apprenons maintenant que le gouvernement fait la même chose avec l’argent des contribuables », a conclu la députée Kelly Block. « La politique “Achetez canadien” ne crée pas d’emplois, et l’inaction ainsi que l’absence de résultats concrets montre qu’il ne s’agit que d’une illusion libérale de plus. »