Ottawa (Ontario) – Garnett Genuis, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Emploi, a fait la déclaration suivante concernant une quatrième proposition des conservateurs visant à aider les familles à concilier vie professionnelle et vie familiale :

« Le 7 mai, les conservateurs ont annoncé trois propositions clés visant à renforcer le congé parental et à offrir aux parents plus de souplesse et de choix dans leurs efforts pour concilier vie professionnelle et vie familiale. Aujourd’hui, nous sommes heureux d’annoncer une quatrième proposition, qui prévoit un calcul plus équitable de l’admissibilité à la pension pour les parents qui se partagent les responsabilités parentales.

« Aujourd’hui, les parents canadiens se répartissent les responsabilités parentales de manière unique et créative. Malheureusement, le système actuel de calcul de l’admissibilité au Régime de pensions du Canada (RPC) ne tient pas compte des situations où les deux parents font simultanément des sacrifices professionnels.

« Les calculs du RPC reconnaissent en principe que le temps consacré à élever de jeunes enfants ne devrait pas réduire de manière permanente les prestations de retraite d’un parent. La clause pour élever des enfants existante permet d’exclure les mois où les revenus sont faibles ou nuls lorsqu’un parent est le principal responsable d’un enfant de moins de 7 ans. Cependant, selon les règles actuelles, un seul parent peut bénéficier de cette clause pour une période donnée. Lorsque les deux parents réduisent leurs revenus en même temps pour se partager les responsabilités parentales, un seul d’entre eux peut bénéficier de cette clause. Les mois de revenus réduits de l’autre parent restent inscrits dans son dossier et peuvent réduire de manière permanente ses revenus moyens admissibles et ses prestations de retraite.

« Les conservateurs proposent une solution simple et pratique :

  • Le recours simultané à la clause pour élever des enfants. Les conservateurs proposent de permettre aux deux parents de bénéficier de la clause pour élever des enfants pour la même période.

« Cette proposition reflète la réalité de plus en plus courante dans les familles canadiennes. De nombreuses familles prennent ensemble des décisions pour concilier leur vie professionnelle et leurs responsabilités familiales, ce qui amène souvent les deux parents à adapter leur travail en conséquence. La politique gouvernementale devrait reconnaître cette réalité, au lieu de partir du principe qu’un seul parent fait un pas en arrière sur le plan professionnel. Ce changement permettrait  d’éliminer une mesure contraignante qui décourage le partage des responsabilités familiales.

« Cette proposition s’appuie sur trois mesures déjà annoncées visant à soutenir les familles.

  • Congé parental flexible. À l’heure actuelle, les parents résidant hors du Québec ne peuvent ni suspendre ni reprendre leur congé. Il existe de nombreuses situations dans lesquelles un parent peut souhaiter reprendre le travail pendant une courte période, puis reprendre son congé. L’introduction de cette option offre davantage de souplesse tant aux parents qu’aux employeurs. Les conservateurs proposent de permettre la suspension puis la reprise du congé parental, dans la limite de la durée maximale actuelle de 18 mois, et sur la base d’un accord mutuel entre l’employeur et l’employé. Les conservateurs estiment que le gouvernement devrait se tasser du chemin et laisser aux employeurs et aux employés le soin de définir, lorsque cela est souhaitable, un calendrier de congé flexible et mutuellement acceptable. Cela offre également davantage de souplesse aux travailleurs indépendants pour établir leur propre calendrier de congé.
  • Formation pendant le congé. Les parents devraient pouvoir suivre une formation ou acquérir de nouvelles compétences pendant leur congé parental sans perdre le droit à leurs prestations. Permettre la formation pendant le congé aiderait les parents à rester en lien avec le marché du travail et à renforcer leurs perspectives de carrière à long terme. À l’heure actuelle, la possibilité de suivre une formation pendant le congé n’est pas garantie, les décisions étant prises par des fonctionnaires sur la base de critères flous et imprécis. Le gouvernement ne devrait pas traiter les parents comme des enfants. Les conservateurs proposent de veiller à ce que les parents puissent prendre eux-mêmes leurs décisions concernant la formation pendant leur congé.
  • Exception liée à la prise en charge d’un proche concernant les retenues sur les prestations parentales de l’assurance-emploi. Les parents qui apportent une aide rémunérée supplémentaire à d’autres familles tout en s’occupant de leurs propres enfants ne devraient pas être pénalisés par des réductions de prestations. Les conservateurs proposent une exception aux réductions de prestations pour les personnes qui s’occupent d’enfants. Cela permettrait à une jeune maman de créer une garderie à domicile ou de garder l’enfant d’un voisin de temps en temps, afin de gagner un peu d’argent supplémentaire. Cette mesure offre plus de flexibilité aux familles et encourage une hausse de l’offre de services de garde d’enfants.

« Ces quatre propositions constructives faciliteraient la vie des familles et tiendraient compte des réalités de la vie familiale moderne. Les Canadiens ne devraient pas avoir à choisir entre s’occuper de leurs enfants et garantir leur propre retraite. Les familles canadiennes ne devraient pas être découragées de se répartir les responsabilités parentales de la manière qui leur convient le mieux. Nous demandons au gouvernement d’inclure l’ensemble de ces mesures constructives dans le budget du 5 novembre. »