Une note d’information du ministère du Logement confirme que l’immigration est à l’origine de la pénurie de logements alors que les libéraux préparent leur plan d’immigration pour novembre

Ottawa (Ontario) – À l’approche de la publication du plan annuel sur les niveaux d’immigration, le ministère du Logement du premier ministre Mark Carney a admis dans une note d’information que les niveaux élevés d’immigration restent un facteur important de la pénurie de logements au Canada. Le premier ministre, quant à lui, a récemment suggéré au New York Times que les niveaux d’immigration devraient être augmentés.

Michelle Rempel Garner, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, affirme que cette contradiction est une autre preuve qui ne laisse aucune marge de manœuvre au gouvernement libéral pour augmenter les quotas dans le plan sur les niveaux d’immigration qui sera présenté le mois prochain.

La note reconnaît pour la première fois que l’objectif des libéraux de 500 000 mises en chantier par an ne sera pas atteint au cours de cette décennie. La demande dépasse le rythme de la construction, et « la croissance démographique liée à l’immigration est l’un des principaux facteurs de la forte croissance de la demande de logements ». Cette déclaration intervient quelques semaines après que le ministère, en réponse à une question inscrite au Feuilleton posée par Jacob Mantle, député conservateur de York–Durham, a déclaré que son cadre de performance pour le programme Maisons Canada « irait au-delà de la simple mesure des résultats tels que le nombre de logements », sans faire aucune mention de l’objectif des 500 000 logements.

« C’est l’organisme du Logement du gouvernement lui-même qui dit haut et fort ce que tout le monde pense en silence », a déclaré la députée Michelle Rempel Garner. « Ils savent que l’immigration fait grimper la demande plus vite que nous ne pouvons bâtir. Ils savent que l’objectif des 500 000 logements est irréalisable. La réponse du premier ministre consiste en une hausse des niveaux d’immigration et les Canadiens savent que cela n’a aucun sens. »

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les mises en chantier continueront de baisser pour atteindre 247 000 en 2026, 223 000 en 2027 et 216 000 en 2028. Rien qu’en 2024, environ 482 000 nouveaux ménages se sont formés, alors que seulement quelque 277 000 logements ont été construits.

« Augmenter les niveaux d’immigration serait injuste pour tout le monde », a déclaré la députée Michelle Rempel Garner. « Ce n’est pas juste pour le jeune couple canadien qui n’a pas les moyens d’acheter une maison pour fonder une famille. Ce n’est pas juste pour le nouvel arrivant à qui l’on a promis des opportunités et qui s’est retrouvé dans un appartement en sous-sol surpeuplé ou dans un centre d’hébergement. Si Mark Carney sait que son propre ministère affirme que nous prenons de plus en plus de retard chaque année, pourquoi prévoit-il d’augmenter les niveaux d’immigration? Et où les personnes déjà présentes ici pourront-elles élever leurs familles? »

« La priorité absolue de la politique d’immigration est une intégration réussie dans la vie canadienne, et non de nourrir des modèles d’entreprise fondés sur des niveaux d’immigration hors de contrôle », a-t-elle poursuivi. « Le logement, les soins de santé et le marché du travail n’ont pas suivi le rythme. Augmenter les quotas maintenant ne ferait qu’aggraver une situation déjà difficile pour tout le monde. »

Les conservateurs demandent au gouvernement d’utiliser le plan à venir pour :

  • Réduire les quotas d’immigration;
  • Vérifier si les résidents temporaires quittent effectivement le pays à l’expiration de leur statut;
  • Expulser les personnes n’ayant aucun droit légal de rester; et
  • Fixer les quotas en consultation avec les provinces, en fonction des capacités réelles en matière de logement, de soins de santé et du marché du travail.

« Les propres fonctionnaires de Mark Carney lui ont dit qu’il n’y avait pas assez de logements », a déclaré la députée Michelle Rempel Garner. « Le premier ministre devrait les écouter, ainsi que les Canadiens, et rejeter toute hausse en novembre. »