Ottawa (Ontario) – Dan Mazier, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement, Shuvaloy Majumdar, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable des Relations entre le Canada et les États-Unis, et Ned Kuruc, député conservateur de Hamilton-Est—Stoney Creek, ont fait la déclaration suivante concernant le refus des libéraux d’acheter des produits canadiens :

« Depuis le budget de l’automne dernier, Mark Carney répète sans arrêt aux Canadiens que son gouvernement réagit aux tarifs américains en « diversifiant nos relations commerciales à l’étranger » et en devenant « notre meilleur client ». À présent, on apprend que le gouvernement de Mark Carney est en train de devenir le meilleur client des États-Unis, la part des contrats attribués à des entreprises sous contrôle américain ayant connu une hausse de 20% à 31% depuis son entrée en fonction.

« En effet, sur les dix entreprises ayant obtenu les plus gros contrats fédéraux, les libéraux en ont attribué six à des sociétés basées aux États-Unis. La hausse de la dépendance du Canada envers les fournisseurs américains et l’octroi de 7,8 milliards de dollars de contrats à ces derniers au cours de ses seize premiers mois au pouvoir ne correspondent pas à ce que Mark Carney avait promis aux Canadiens.

« L’utilisation d’acier chinois dans le cadre du deuxième plus gros investissement privé au Canada va également à l’encontre de la politique annoncée visant à « acheter plus d’acier du Canada » pour les projets relevant du Bureau des grands projets. Pourtant, c’est exactement ce qui se passe avec la phase 2 du projet LNG Canada, au moment même où les métallurgistes canadiens – comme les 350 récemment licenciés à Hamilton – souffrent le plus.

« Aujourd’hui, l’Institut canadien de la construction en acier (ICCA) conteste les affirmations de LNG Canada et du gouvernement de Mark Carney selon lesquelles les métallurgistes canadiens ne seraient pas en mesure d’effectuer ce travail, affirmant qu’ils “sont convaincus que les fabricants canadiens peuvent prendre en charge une part importante des travaux, y compris les modules nécessaires à la phase 2”.

« Ce n’est pas la première fois que l’Institut critique l’attitude désinvolte du gouvernement face à l’utilisation d’acier chinois par LNG Canada. Dès 2018, le président de l’ICCA déclarait qu’il était “choquant que le gouvernement canadien soit à ce point disposé à autoriser et à encourager l’utilisation d’acier charpenté qui fait l’objet de dumping illégal et de subventions” pour la phase 1.

« Si Mark Carney veut acheter canadien, il peut commencer par rendre moins coûteux de bâtir au Canada. Cela comprend l’abolition de la punitive taxe carbone industrielle qui oblige notre industrie à payer davantage, alors que Pékin profite de normes faibles en matière de travail et d’environnement pour produire de l’acier artificiellement bon marché. Réduire les coûts de production au Canada encouragera le développement et le maintien des capacités industrielles avancées dont nous avons besoin pour créer des emplois.

« Notre industrie sidérurgique soutient plus de 100 000 emplois dans l’ensemble de l’économie, et ce secteur mérite un gouvernement qui se battra pour lui. Le premier ministre avait promis d’utiliser plus d’acier canadien dans les projets relevant du Bureau des grands projets. Mais lorsque le moment est venu d’agir, il n’a obtenu aucun engagement pour la phase 2 de l’expansion de LNG Canada.

« C’est inacceptable, et les dirigeants de notre industrie le savent. Les conservateurs vont toujours se battre pour protéger les emplois des Canadiens contre la concurrence étrangère déloyale et pour libérer notre économie grâce à des permis rapides et à des taxes basses pour livrer un pays abordable, sécuritaire et autonome. »