Ottawa (Ontario) –  Aujourd’hui, Aaron Gunn, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Éthique et du Gouvernement responsable, a envoyé la lettre suivante au premier ministre Mark Carney pour lui demander de vendre ses actions et ses options de Brookfield :

Monsieur le premier ministre,

Lundi, Brookfield et Investissements RPC ont annoncé un nouveau partenariat financier qui lie l’épargne-retraite de millions de Canadiens aux investissements de votre ancienne entreprise.

Les Canadiens savent que lorsque Brookfield en bénéficie, vous en bénéficiez vous aussi.

Ils savent que lorsque vous êtes devenu premier ministre, vous avez conservé vos futures actions, vos options et vos intérêts reportés, dont la valeur pourrait s’élever à plusieurs dizaines de millions de dollars.

Ils savent que pendant que vous étiez président de Brookfield et conseiller économique des libéraux, Brookfield a demandé 10 milliards de dollars de fonds publics et voulait également que les régimes de retraite des Canadiens vous paient.

Ils savent que Brookfield a un accès direct à vous en tant que premier ministre, notamment lorsque Northriver Midstream, une filiale de Brookfield, a exercé des pressions sur vous en avril 2025 et lorsque vous avez rencontré Sam Pollack, PDG de la division Infrastructure de Brookfield, en mai 2025. Un dirigeant de Brookfield, Justin Beber, vous a rencontré dans votre bureau en octobre 2025.

Le chef de l’exploitation de Brookfield a confirmé devant un comité parlementaire que le fait de placer des options sur actions et des unités d’actions dans une fiducie sans droit de regard ne change rien au fait que leur valeur augmente lorsque celle de Brookfield augmente. En d’autres termes, lorsque Brookfield est rémunérée, vous l’êtes aussi.

Pourquoi les Canadiens devraient-ils donc croire que ce nouveau partenariat est mis en œuvre dans leur seul intérêt ? 

Comment peuvent-ils être sûrs que vos décisions ne risquent pas d’augmenter la valeur d’actifs, de fonds ou de placements dont vous pourriez tirer un avantage financier ?

Et s’ils ne peuvent pas en être sûrs, quelles mesures de protection empêchent que cela se produise ?  

Vous avez demandé aux Canadiens de faire confiance à votre filtre anti-conflits d’intérêts, qui vous empêche de participer à des décisions susceptibles de servir vos propres intérêts ou ceux de Brookfield.

Mais pourquoi les Canadiens devraient-ils simplement croire sur parole que ces mesures de protection fonctionnent ? 

Après tout, votre filtre anti-conflits d’intérêts a déjà omis d’inclure 95% des sociétés détenues et gérées par Brookfield.

Cela représentait 1 900 sociétés non prises en compte qui auraient pu vous enrichir personnellement si elles affichaient de bons résultats.

Même Michael Sabia, responsable de votre filtre anti-conflits d’intérêts, a clairement indiqué qu’il ne pouvait pas gérer vos conflits d’intérêts sans vendre ses actifs Brookfield. Pourtant, en tant que premier ministre, vous conservez vos actifs Brookfield tout en étant en mesure de prendre des décisions ayant une incidence sur les profits de Brookfield.

Les Canadiens méritent de la transparence.

Ils méritent de savoir si vous faites passer vos profits personnels avant l’intérêt national.

Le chef de l’exploitation de Brookfield a confirmé que vous auriez pu liquider vos actifs chez Brookfield, y compris vos options d’achat d’actions et vos actions différées.

Vous avez choisi de ne pas le faire.

La solution est simple.

Vendez-les tous.