Ottawa (Ontario) – Pierre Paul-Hus, lieutenant politique pour le Québec du Parti conservateur du Canada, Joël Godin, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable des Langues officielles, et James Bezan, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Défense nationale, ont fait la déclaration suivante concernant la directive sur les langues officielles au sein des Forces armées canadiennes :

« Les conservateurs demandent au ministre David McGuinty d’annuler la Directive et ordonnance administrative de la défense (DOAD) 5039-2 et de rétablir une politique qui protège véritablement le français comme langue de travail au sein des Forces armées canadiennes.

« De plus, nous prenons acte de la décision du ministre de la Défense nationale, David McGuinty, d’ordonner un examen des désignations de langue de travail au sein des Forces armées canadiennes.

« Cette intervention confirme les préoccupations que nous avons soulevées concernant la DOAD 5039-2 et ses conséquences sur la place du français comme langue de travail au sein des Forces armées.

« Une simple révision ne suffit pas.

« Le problème fondamental de cette directive est qu’elle fait principalement dépendre la langue de travail d’une unité de son emplacement géographique. Or, les militaires sont affectés partout au pays selon les besoins du service.

« Un militaire francophone ne devrait pas perdre la possibilité de travailler, de commander ou de progresser professionnellement en français simplement parce qu’il est affecté dans une région majoritairement anglophone.

« Le ministre insiste sur le maintien des services personnels, de la formation et de l’instruction dans les deux langues officielles. Ces protections sont essentielles, mais elles ne répondent pas à la question fondamentale : quelle place réelle le français occupera-t-il comme langue de travail au quotidien dans les Forces armées canadiennes?

« Le français ne doit pas être traité uniquement comme une langue de service. Il doit demeurer une véritable langue de travail, de commandement et de leadership au sein de notre institution militaire nationale.

« Le bilinguisme constitue également une capacité institutionnelle et opérationnelle pour les Forces armées canadiennes. Dans une organisation nationale dont les membres servent partout au Canada et dans le monde, la maîtrise et l’utilisation de nos deux langues officielles représentent une force.

« C’est la raison pour laquelle les conservateurs demandent au gouvernement d’annuler la DOAD 5039-2 et de rétablir un régime permettant de désigner bilingues les unités, les organisations et les établissements militaires lorsque leur mission, leur mandat national, leurs responsabilités de formation ou leurs besoins opérationnels le justifient.

« Le ministre reconnaît maintenant qu’il y a un problème. Les libéraux doivent aller au bout de la démarche et corriger la directive qu’ils ont créée.

« Les militaires francophones doivent pouvoir servir leur pays, progresser dans leur carrière et exercer leur leadership en français, peu importe où les besoins des Forces armées canadiennes les amènent à servir. »