Ottawa (Ontario) – Frank Caputo, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Sécurité publique, a fait la déclaration suivante après que les députés conservateurs et du Bloc Québécois ont réclamé la tenue d’une réunion d’urgence du Comité permanent de la sécurité publique et nationale afin d’examiner de graves allégations d’espionnage visant une ancienne stagiaire canadienne au siège de l’OTAN en Belgique :

« Ces allégations sont très préoccupantes et soulèvent de sérieuses questions sur les processus de vérification de la sécurité nationale du Canada.

« Les Canadiens ont droit à des réponses. Comment une personne faisant aujourd’hui face à de graves allégations d’espionnage a-t-elle pu obtenir un stage au siège militaire de l’OTAN? Quelle vérification de sécurité a été effectuée avant qu’elle ne se voie accorder cet accès? Des inquiétudes ont-elles été soulevées par les autorités canadiennes ou nos alliés? Et des mesures appropriées d’échange de renseignements et de suivi étaient-elles en place?

« Le ministre de la Sécurité publique a déclaré qu’il enquêterait sur les processus de vérification de la sécurité du Canada et qu’il allait “faire la lumière sur ce qui s’est passé”. Les Canadiens méritent de savoir ce qui s’est passé, et le Parlement a la responsabilité d’exiger ces réponses.

« Il ne s’agit pas de politique partisane. Il s’agit de protéger les Canadiens, de préserver les renseignements sensibles et de maintenir la confiance de nos alliés de l’OTAN.

« C’est pourquoi les députés conservateurs et bloquistes réclament la tenue d’une réunion d’urgence du Comité permanent de la sécurité publique et nationale. Le Parlement doit déterminer s’il y a eu des lacunes dans le système canadien de vérification de sécurité et si ces lacunes auraient pu exposer des renseignements sensibles ou mettre en danger la sécurité du Canada et de nos alliés.

« La sécurité nationale ne peut être prise pour acquise. Les Canadiens et nos alliés doivent avoir l’assurance que les personnes autorisées à accéder à des institutions sensibles font l’objet d’une vérification rigoureuse et que les menaces potentielles sont identifiées avant qu’elles ne se transforment en failles de sécurité.

« Le gouvernement doit fournir des réponses aux Canadiens, et le Parlement doit veiller à ce qu’il le fasse. »